L’OTAN ignore l’appel de Trump concernant une intervention au Détroit d’Ormuz

Les alliés des États-Unis rejettent la demande de Trump d’un soutien naval dans le détroit d’Ormuz

Plusieurs alliés clés des États-Unis ont clairement fait savoir lundi qu’ils n’avaient pas l’intention immédiate d’envoyer des navires pour rouvrir le détroit d’Ormuz, rejetant ainsi la demande du président Donald Trump d’un soutien militaire pour maintenir ouverte cette voie navigable vitale.

M. Trump a appelé les partenaires internationaux à l’aider à patrouiller dans le détroit après que l’Iran a effectivement fermé cette voie—par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial—en utilisant des drones, des missiles et des mines en représailles aux attaques israélo-américaines.

Cependant, dans une série de déclarations, les alliés ont fait comprendre qu’ils n’avaient pas l’intention d’envoyer des navires dans le Golfe, du moins pour l’instant.

Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a minimisé les menaces de Donald Trump selon lesquelles ne pas aider Washington pourrait avoir des conséquences pour l’OTAN. « Que s’attend donc Donald Trump à voir faire une poignée ou deux de frégates européennes dans le détroit d’Ormuz, que la puissante marine américaine ne puisse pas faire ? » a interrogé M. Pistorius. Un porte-parole du gouvernement allemand a ajouté que ce conflit n’avait rien à voir avec l’OTAN, rappelant que Washington avait initialement déclaré que l’aide européenne n’était « ni nécessaire ni souhaitée ».

L’Espagne a exclu toute action qui pourrait aggraver le conflit, tandis que l’Italie a fait écho à ce sentiment. « L’Italie n’est en guerre avec personne et envoyer des navires militaires dans une zone de guerre signifierait entrer en guerre, » a déclaré le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini.

D’autres alliés se sont montrés plus prudents mais ont souligné la nécessité d’une désescalade. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a indiqué que Londres travaillerait avec ses alliés sur un plan collectif pour garantir la liberté de navigation, mais a réaffirmé que le Royaume-Uni ne se laisserait pas entraîner dans une guerre plus large. Le Danemark a suggéré que l’Europe devrait garder un esprit ouvert quant à une possible contribution, mais uniquement dans une perspective de désescalade.

L’Union européenne discute avec les Nations unies de la possibilité de reproduire un modèle utilisé pour exporter des céréales depuis l’Ukraine, selon la chef de la diplomatie européenne Kaja Kallas. Elle a ajouté que le bloc discutait de la possibilité de modifier le mandat de sa mission navale existante, Aspides—qui protège actuellement les navires en mer Rouge—pour inclure potentiellement le détroit d’Ormuz. Cependant, la Grèce, qui dirige cette mission, a déclaré qu’elle limiterait sa participation à la mer Rouge.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Tom Berendsen, a averti que toute potentielle mission de l’OTAN dans le Golfe prendrait du temps à mettre en place, soulignant qu' »à l’heure actuelle, aucune décision n’est sur la table. »

Source : Agences

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