« Il détruisait ma vie, mais il me protégeait » : Peggy Siegal, la confidente malgré elle de Jeffrey Epstein 

Peggy Siegal recevait de l'argent, des voyages et une assistance juridique d'Epstein, tandis qu'elle lui offrait un accès privilégié au monde culturel et médiatique new-yorkais.

Peggy Siegal, l’ancienne reine des relations publiques à New York, se retrouve au cœur d’une tempête médiatique suite à la publication de milliers d’e-mails échangés avec Jeffrey Epstein. Autrefois powerbroker incontournable du cinéma, connue pour son carnet d’adresses en or et ses dîners privés avec le gratin hollywoodien, Siegal, aujourd’hui âgée de 78 ans, tente de se justifier sur sa relation de dix ans avec le financier disgracié.

Sa carrière et sa réputation ont été anéanties en 2019 lorsqu’il a été révélé qu’elle avait facilité le retour en grâce d’Epstein dans les cercles huppés après son premier séjour en prison. Les e-mails récemment déclassifiés par le département de la Justice montrent une relation bien plus profonde et durable qu’elle ne l’avait admis, faite d’un échange de services : Siegal recevait de l’argent, des voyages et une assistance juridique d’Epstein, tandis qu’elle lui offrait un accès privilégié au monde culturel et médiatique new-yorkais.

Leur correspondance révèle une intimité surprenante. Siegal, d’ordinaire si verrouillée, se confie à lui sur ses angoisses, sa famille et sa carrière. En retour, Epstein, souvent décrit comme manipulateur, se montre attentionné et protecteur envers elle, allant jusqu’à l’aider dans une bataille d’héritage. Elle le décrit comme un « protecteur » qui s’attaquait à ses débiteurs, mais aussi comme un homme dangereux dont elle percevait la malveillance dès leur premier appel.

Le point d’orgue de cette collaboration fut un dîner infâme organisé par Siegal en 2010 dans la maison d’Epstein, en l’honneur du prince Andrew. L’objectif, selon elle, était de placer un DVD du Discours d’un Roi (produit par Harvey Weinstein) entre les mains de la reine. L’événement a réuni des célébrités comme Woody Allen, Katie Couric et Charlie Rose, qui ignoraient, selon Siegal, la véritable nature de leur hôte.

Aujourd’hui, Siegal clame son innocence, affirmant avoir été tenue dans l’ignorance des crimes d’Epstein. Elle admet avoir été dans le déni, ne pouvant concevoir l’horreur des accusations. Tout en reconnaissant que « les vraies victimes sont les filles », elle se présente avant tout comme une victime collatérale, une femme seule dans un monde d’hommes dont la vie a été « détruite » par les médias. Ses amis, cependant, peignent le portrait d’une personne souvent cruelle et opportuniste, pour qui cette relation n’était qu’une transaction de plus pour grimper les échelons du pouvoir, jusqu’à ce que cette ambition la consume.

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