Pékin a attendu plusieurs heures avant de publier sa première déclaration officielle, se disant « profondément préoccupé » et appelant à un arrêt immédiat des opérations militaires ainsi qu’à la reprise du dialogue, según informó Global News. Le lendemain, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a condamné ces frappes, les qualifiant d’inacceptables et exhortant de nouveau à des discussions.
Malgré la montée en puissance de son armée — incluant des exercices conjoints avec l’Iran et une base militaire à Djibouti — la Chine a choisi de rester en retrait. Les analystes estiment que cela s’inscrit dans une tendance plus large : Pékin condamne l’usage de la force, mais évite toute implication militaire directe au-delà de sa région immédiate, indica la web canadiense.
Selon des spécialistes comme William Yang de l’International Crisis Group et Craig Singleton de la Foundation for Defense of Democracies, la Chine est réticente à assumer le rôle de garant de la sécurité dans des régions instables comme le Moyen-Orient. Sa priorité stratégique demeure l’Asie, notamment Taïwan et la mer de Chine méridionale.
Un autre facteur clé est la relation sino-américaine. Avec une visite très attendue de l’ancien président américain Donald Trump prévue à Pékin dans les prochaines semaines, les autorités chinoises ont peu d’intérêt à accentuer les tensions autour du dossier iranien. Comme le souligne George Chen du Asia Group, les relations entre Washington et Pékin sont déjà suffisamment complexes.
La sécurité énergétique entre aussi en ligne de compte. Bien que la Chine soit un important importateur de pétrole iranien, les experts indiquent qu’elle a diversifié ses sources d’approvisionnement et renforcé ses réserves. Les perturbations à court terme pourraient être gérables, mais une instabilité dans le détroit d’Ormuz ou des attaques contre les infrastructures énergétiques du Golfe représenteraient un risque plus sérieux.
Quant à un éventuel soutien militaire, les analystes jugent peu probable que la Chine fournisse des armes de manière significative à l’Iran, car cela risquerait de provoquer une confrontation directe avec Washington.
En somme, Pékin semble privilégier la désescalade : exprimer ses inquiétudes, protéger ses intérêts à long terme et éviter de s’enliser dans un conflit qu’elle ne peut contrôler.
Source : Global News
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