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Tensions extrêmes dans le Golfe : les monarchies prises entre l’Iran et ses représailles

base us kuwait attaquée

C'est dans ce centre d'opérations temporaire au Koweït qu'un drone iranien a réussi à pénétrer les systèmes de défense aérienne et a tué six soldats américains.

Depuis le 28 février, les capitales du Golfe sont la cible de représailles massives de l’Iran, en riposte à l’offensive israélo-américaine contre la République islamique. La sidération a cédé la place à la colère parmi les monarchies du Golfe, qui dénoncent une violation de leur souveraineté.

Réaction unanime des pays du CCG
Lors d’une réunion en visioconférence, les ministres des affaires étrangères des pays du Conseil de coopération du Golfe ont affirmé qu’ils prendront « toutes les mesures nécessaires » pour défendre leur sécurité et leurs territoires, y compris la possibilité de répondre à l’agression.

Un scénario redouté devenu réalité
Les monarchies du Golfe se retrouvent entraînées dans le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Téhéran, fragilisé par la mort du guide suprême Ali Khamenei, a choisi de régionaliser la guerre. Les pays du Golfe sont face à un choix cornélien : poursuivre le dialogue avec l’Iran ou s’aligner davantage sur Washington et Israël, au risque d’aggraver leur exposition.

Des attaques généralisées
Dès les premières frappes américano-israéliennes, l’Iran a visé des bases américaines et des infrastructures civiles dans plusieurs pays du Golfe :

Des pays plus exposés
Les Émirats arabes unis et Bahreïn, signataires des accords d’Abraham avec Israël en 2020, sont particulièrement visés. En réaction, les Émirats ont fermé leur ambassade à Téhéran et rappelé leur ambassadeur. Le conseiller présidentiel émirati Anwar Gargash a appelé Téhéran à la « raison », dénonçant une « erreur d’appréciation » qui isole l’Iran.

Une participation directe peu probable
Selon des experts, les monarchies du Golfe ne mèneront pas d’attaques directes contre l’Iran, soucieuses de préserver leur image de havre de paix. En revanche, elles pourraient ouvrir leur espace aérien aux Américains et autoriser l’utilisation de leurs bases, une option que n’a pas exclue la ministre émiratie Reem Al-Hashimy. L’Iran a mis en garde : toute base utilisée contre lui sera ciblée.

Appels à la désescalade
Des appels au dialogue se multiplient. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni se disent prêts à défendre leurs intérêts. L’Iran a exprimé son ouverture à des efforts sérieux de désescalade, selon le chef de la diplomatie omanaise. Donald Trump a lui-même évoqué l’idée de discussions directes.

Un moment de vérité pour les monarchies
Les représailles iraniennes révèlent l’échec des tentatives d’apaisement diplomatique et les limites de la protection américaine. Les relations avec Téhéran sont durablement affectées. Par ailleurs, les pays du Golfe redoutent un effondrement incontrôlé de l’Iran (fragmentation, chaos, réfugiés, instabilité énergétique), tout en voyant Israël comme un facteur de déstabilisation croissant.

Conclusion
Les monarchies du Golfe sont prises entre la crainte d’une escalade avec l’Iran et les risques d’un alignement trop marqué sur les États-Unis et Israël, dans un contexte régional de plus en plus instable.

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