Site icon Maghreb Online

Le Mossad a tué Kennedy (historien Martin Sandler)

martin sandler mossad kennedy

Kennedy cherchait alors à promouvoir l’adhésion au traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Après des efforts considérables, il parvint à rallier le président français Charles de Gaulle. Israël, en revanche, se montra à la fois évasif et ouvertement obstructif.

Cela fait 60 ans que John F. Kennedy a été assassiné, et pourtant l’événement demeure entouré de mystère.

Est-il raisonnable de penser que toutes les capacités légendaires du FBI et de la CIA n’ont pas permis d’éclaircir davantage qui était derrière ce crime qui a si profondément secoué les États-Unis et le reste du monde ?

Récemment, certains chercheurs aux États-Unis ont rouvert leurs investigations sur une affaire que beaucoup pensaient close depuis des décennies. Parmi eux figure Martin Sandler, connu pour son ouvrage singulier, The Letters of John F Kennedy, publié à l’occasion du 50e anniversaire de l’assassinat du célèbre président. Sandler a récemment donné une conférence sur le sujet, dans laquelle il a attribué la responsabilité directement au Mossad. « Le Mossad a tué Kennedy parce qu’il était très mécontent de ce qu’il avait fait à Ben Gourion. Il existe une série de lettres très surprenantes entre Kennedy et David Ben Gourion… Kennedy le menace, et il le menace de telle manière que Ben Gourion démissionne. Oubliez Lyndon Johnson, oubliez la CIA, oubliez Fidel Castro. », a-t-il dit.

Sandler fonde sa théorie sur deux ensembles de documents qui auraient irrité l’establishment dirigeant israélien. Le premier consistait en la correspondance de Kennedy avec le président égyptien Gamal Abdel Nasser. Kennedy avait initié cet échange afin de se familiariser avec la perspective de l’autre camp dans le conflit arabo-israélien. Nasser s’y prêta, et Kennedy aurait apparemment considéré le point de vue arabe avec ouverture d’esprit. Mohamed Hassanein Heikal avait publié une partie de cette correspondance en arabe du côté égyptien ; toutefois, les États-Unis l’auraient étouffée après l’assassinat de Kennedy.

Le second ensemble de documents, plus important, consiste en un échange de lettres virulentes entre Kennedy et David Ben-Gurion, père fondateur et premier Premier ministre de l’État sioniste. Le principal sujet de cette correspondance était le réacteur nucléaire de Dimona.

Kennedy cherchait alors à promouvoir l’adhésion au traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Après des efforts considérables, il parvint à rallier le président français Charles de Gaulle. Israël, en revanche, se montra à la fois évasif et ouvertement obstructif. Le pays refusa d’interrompre ses essais nucléaires. Les tensions entre les dirigeants américains et israéliens s’intensifièrent jusqu’à ce que Kennedy se sente contraint de lancer un ultimatum, ce qui conduisit à la démission de Ben-Gourion.

Le projet israélien se retrouva ainsi confronté à ce qu’il percevait comme une menace existentielle : un rapprochement entre Washington et les Arabes d’un côté, et un affrontement entre Washington et Tel Aviv de l’autre. Israël n’aurait pas laissé cela se produire.

#Israël #EtatsUnis #Kennedy #Mossad #BenGurion #Bombenucléaire #IsraëlKennedy #KennedyMossad

Partagez
Quitter la version mobile