La question du Sahara occidental a connu un nouvel épisode diplomatique à Madrid, à l’occasion d’une réunion tenue les 8 et 9 février 2026 au siège de l’ambassade des États-Unis. Selon des informations rapportées par Tadamsa, des représentants du Royaume du Maroc et du Front Polisario ont participé à des discussions directes, tandis que l’Algérie et la Mauritanie étaient présentes en qualité d’observateurs.
D’après la même source, cette configuration confirmerait que les deux parties directement impliquées dans le conflit demeurent Rabat et le Polisario, conformément au cadre onusien. La participation de l’Algérie et de la Mauritanie aurait été limitée à un rôle d’observation en raison de leur statut d’États voisins, sans implication dans les négociations elles-mêmes.
Citant une source officielle, Tadamsa indique que « la manière dont certains médias marocains présentent ces échanges ne reflète pas fidèlement la réalité des pourparlers », insistant sur le caractère direct des discussions entre le Maroc et le Polisario. La même source évoque un « embarras politique » lié à la tenue de ces négociations, alors que le discours officiel marocain qualifie régulièrement le Polisario d’« organisation terroriste ».
Peu d’éléments ont filtré sur le contenu précis des échanges. La mission américaine auprès des Nations unies a toutefois confirmé, sur le réseau X, que Washington avait parrainé une réunion consacrée à la mise en œuvre des résolutions de l’ONU, notamment la résolution 2797, réaffirmant son alignement sur la feuille de route onusienne.
La presse espagnole a également fait état d’une stricte discrétion entourant la rencontre. Des médias ont évoqué la création de commissions techniques réunissant les parties et les Nations unies, chargées d’examiner les propositions en présence, avec une échéance fixée au mois de mai prochain.
Toujours selon Tadamsa, ces développements suggèrent une volonté américaine de privilégier une approche graduelle fondée sur l’écoute et l’évaluation, plutôt qu’une annonce politique immédiate. Des analystes estiment que ce choix traduirait le souci de préserver la légitimité du processus et d’éviter toute solution perçue comme unilatérale.
Dans ce contexte, la proposition marocaine d’autonomie resterait à l’étude parmi d’autres options, sans être entérinée comme issue définitive. La position de l’Algérie, décrite comme celle d’un observateur soutenant la légalité internationale et le principe d’autodétermination, demeure inchangée.
La réunion de Madrid apparaît ainsi, selon plusieurs observateurs, comme une étape supplémentaire dans un processus diplomatique appelé à se poursuivre sous l’égide des Nations unies.

