Site icon Maghreb Online

Les américains juge et partie au Sahara Occidental (TV5 Monde)

boulos avec les négociateurs1

Pour faire simple, le Maroc veut une autonomie la moins large possible pour le Sahara Occidental.

Analysant le processus initié par Washington à Madrid en vue de résoudre le conflit du Sahara Occidental, le journaliste franco-algérien, attire l’attention sur « la force de persuasion des États-Unis sur ce dossier et l’entregent de Massad Boulos, le conseiller spécial de Donald Trump pour le monde arabe et pour l’Afrique » qui a « réussi cette prouesse de faire se rencontrer autour de la même table le ministre des Affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf et son équivalent marocain, Nasser Bourita, ce qui n’est pas une mince affaire. Qui plus est, le conseiller diplomatique, le représentant diplomatique du Polisario est autour de la même table, ce qui confère à ce dernier le statut d’un belligérant, d’un acteur et d’un protagoniste à part entière qui aura donc son mot à dire sur la solution, qu’elle soit l’autonomie dans le cadre marocain ou l’autodétermination ».

Pour lui, « les Américains sont un peu en position de juge et de parti. De juge parce que les Américains ont déjà choisi avec Donald Trump en 2020, Mohamed, il y a 6 ans, de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Au mépris du droit international et à la barbe de l’ONU, au grand dame de l’ONU, qui elle considère que c’est un territoire encore à décoloniser. Néanmoins, la résolution de l’ONU de 31 octobre 2025… avalise la thèse américaine, valide le projet marocain d’une très large autonomie à laquelle semble souscrire le Polisario sans renoncer à l’autodétermination ».

« Il y a peut-être, remarque-t-il, un effet de Donald Trump dont tout le monde sait qu’il ne tolère pas qu’on se rebiffe ou qu’on refuse ses propositions. Peut-être qu’il y a un fond de lassitude chez les quatre protagonistes de ce conflit qui dure depuis 50 ans et qui pousse l’Algérie et le Maroc à avoir des frontières terrestres fermées depuis 32 ans et des relations complètement rompues depuis 50 ans ».

TV5 Monde rappelle qu’il « n’y a pas eu de photo officielles. Le communiqué publié à l’issue de ces deux jours de réunion n’a apporté aucun détail. Beaucoup d’hermétisme donc, mais ce n’est pas forcément mauvais signe puisque semble-t-il, les positions des deux camps se sont rapprochées. Le Maroc d’un côté, l’Algérie et les indépendantistes du Front Polisario de l’autre se sont mis d’accord sur une méthode de travail ».

Selon la chaîne française, « ils acceptent la création d’un comité technique, un comité dans lequel il y aurait les quatre délégations mais également des experts et des juristes dont l’objectif est d’arriver à un à un accord cadre d’ici le printemps prochain. Alors, les indépendantistes du Sahara et l’Algérie n’ont pas complètement renoncé encore au droit à l’autodétermination, mais c’est bien sur le plan d’autonomie du Sahara, un plan proposé par le Maroc ».

« C’est sur ce sujet que les conversations ont eu lieu ces deus jours à Madrid. Un plan d’autonomie qui est soutenu et présenté par le Maroc mais également soutenu par l’Union européenne, par les États-Unis et depuis peu également par l’ONU », indique TV5 rappelant qu’il « y a encore beaucoup de désaccord sur ce plan d’autonomie. Pour faire simple, le Maroc veut une autonomie la moins large possible. Il exige par exemple que le leader de cette nouvelle région autonome soit directement nommé par Rabat. Or, les indépendantistes du Front Polisario aimeraient qu’il soit élu ». « Des désaccords également sur le degré d’autonomie fiscale du Sahara occidental. »

« Les quatre les quatre délégations devraient tout de même se retrouver d’ici quelques semaines. Les États-Unis espèrent en tout cas arriver à un accord au mois de mai prochain. L’objectif de Donald Trump, il est clair, c’est euh devenir le président qui aura réussi à trouver une issue à ce conflit vieux de plus de 50 ans et il veut même aller plus loin. Il veut œuvrer à la réconciliation entre le Maroc et l’Algérie. Les deux pays n’ont plus de relation diplomatique depuis 5 ans. La frontière entre le Maroc et l’Algérie est fermée depuis 32 ans. »

#SaharaOccidental #Maroc #Polisario #EtatsUnis #DonaldTrump

Partagez
Quitter la version mobile