Cinq ans de gestion Akhannouch : un lourd bilan de dette, de déclin social et de libertés entravées
Alors qu’il achève sa cinquième année à la tête du gouvernement, le bilan du Premier ministre Aziz Akhannouch est sévèrement critiqué par des observateurs qui évoquent une « décennie perdue ». Derrière les grands projets d’infrastructure, les indicateurs économiques et sociaux virent au rouge.
La dette publique a atteint un niveau record de 1 250 milliards de dirhams, avec un déficit budgétaire en forte hausse. Le tissu économique local paie le prix fort, avec 40 000 faillites d’entreprises en 2024, attribuées à la corruption et au clientélisme.
Sur le plan social, le Maroc occupe une peu enviable 6e place mondiale pour le taux de chômage (13,2%). Le pays régresse dans le classement du développement humain (120e), derrière l’Égypte ou la Tunisie, avec des systèmes éducatif et sanitaire mal classés. Le secteur agricole, en pleine crise hydrique, priorise des cultures d’exportation gourmandes en eau, tandis que la souveraineté alimentaire se dégrade avec des importations massives de céréales.
Les libertés et la gouvernance sont également en recul. Le pays chute dans l’indice de perception de la corruption (97e) et la liberté de la presse (135e). Des réformes judiciaires sont perçues comme protégeant les corrompus.
Pour détourner l’attention, le gouvernement mise sur l’organisation du Mondial 2030, un projet pharaonique à 1 500 milliards de dirhams. Face à un déficit commercial record et un exode rural massif, la population subit une forte perte de pouvoir d’achat et un sentiment d’abandon aux intérêts privés.

