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Des documents révèlent les liens étroits entre l’ex-PM israélien Ehud Barak et Jeffrey Epstein

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Les documents relatifs à Barak détaillent largement de la coordination et de la communication, et non des activités criminelles présumées.

Des milliers de pages détaillent une correspondance fréquente, une coordination logistique et des contacts familiaux entre l’ancien Premier ministre et le délinquant sexuel condamné.

Les nouveaux fichiers du ministère américain de la Justice, issus de l’enquête sur Jeffrey Epstein, ont dévoilé des liens étroits et détaillés entre le délinquant sexuel condamné et l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak. Ces documents, qui font partie d’une publication massive de plus de 3 millions de pages, incluent plus de 4 000 entrées mentionnant Barak, allant au-delà des associations précédemment connues.

La correspondance révèle une relation qui a duré des années, comprenant :

Une coordination logistique fréquente pour les visites de Barak aux appartements new-yorkais d’Epstein, gérée par l’assistante de ce dernier et l’épouse de Barak, Nili Priel. Les e-mails évoquent l’organisation des dates, des arrangements techniques et même des demandes pour le nettoyage de l’appartement.

Une communication directe entre Epstein et la famille de Barak. Priel a correspondu avec Epstein au sujet des voyages, tandis que le fils de Barak, Nimrod, a sollicité et obtenu l’aide d’Epstein pour une candidature réussie à l’Université de New York en 2010.

Des contacts personnels et professionnels continus. Les e-mails montrent Barak envoyant à Epstein des vœux d’anniversaire et de fêtes, des liens vers ses interviews et des discussions sur d’éventuelles affaires.

Si Barak a longtemps reconnu connaître Epstein – présenté par l’ancien président Shimon Peres en 2003 – il a toujours insisté sur le caractère « convenable » de leur relation. Il a déclaré avoir visité les domiciles d’Epstein mais n’avoir jamais assisté à des fêtes et n’y avoir jamais vu de femmes ou de jeunes filles. Barak a également confirmé une brève visite sur l’île caribéenne d’Epstein, mais affirme qu’elle a eu lieu plusieurs années après les allégations de faits répréhensibles.

Cependant, l’étendue et la nature routinière de la coordination révélées par les documents ont suscité un examen approfondi en Israël. Une photo de 2016 montrant Barak quittant discrètement l’appartement d’Epstein à Manhattan, ainsi qu’un rapport antérieur du Wall Street Journal indiquant qu’ils s’étaient rencontrés au moins 30 fois entre 2013 et 2017, alimentent les interrogations.

Contexte : Epstein a été condamné en 2008 pour avoir sollicité une mineure et a été de nouveau arrêté en 2019 pour trafic sexuel avant de se suicider en prison. Son associée, Ghislaine Maxwell, purge une peine de 20 ans de prison.

La publication des documents, exigée par le Congrès américain, comprend de nombreux noms de personnalités. Les autorités américaines notent que la simple mention dans les dossiers n’implique pas de culpabilité ou de soupçon. Les documents relatifs à Barak détaillent largement de la coordination et de la communication, et non des activités criminelles présumées. Néanmoins, ils brossent un tableau complet d’une relation durable et familière entre un homme d’État de premier plan et un homme ensuite révélé comme un prédateur sexuel en série.

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