La récente annonce de la récupération du dernier corps d’otage et la réouverture limitée du point de passage de Rafah sont perçues comme des étapes clés vers l’achèvement de la deuxième phase.
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Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra le 28 janvier son débat trimestriel sur la situation au Moyen-Orient, avec un accent particulier sur la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza. Les discussions devraient se concentrer sur les avancées de la première phase du « Plan global pour mettre fin au conflit à Gaza », conclu en octobre 2025 entre Israël et le Hamas sous médiation américaine.
Ce plan a permis l’instauration d’un cessez-le-feu, la libération des otages et de détenus palestiniens, ainsi qu’un retrait partiel de l’armée israélienne. La récente annonce de la récupération du dernier corps d’otage et la réouverture limitée du point de passage de Rafah sont perçues comme des étapes clés vers l’achèvement de cette phase.
Parallèlement, les États-Unis ont lancé la deuxième phase du plan, qui prévoit le désarmement du Hamas, le transfert progressif de la sécurité à une force internationale et la mise en place d’une administration technocratique palestinienne à Gaza, sous la supervision d’un nouveau Conseil international pour la paix. Ce dispositif, soutenu par une résolution de l’ONU, suscite toutefois des réserves parmi plusieurs pays européens, inquiets de son mandat élargi.
Sur le plan humanitaire, l’aide à Gaza a nettement augmenté depuis le cessez-le-feu, permettant pour la première fois depuis 2023 de couvrir les besoins alimentaires de la population. Malgré ces progrès, les infrastructures endommagées, les conditions climatiques difficiles et l’insécurité continuent de compliquer l’acheminement de l’aide. Les Nations unies font également état de centaines de morts palestiniens depuis le début de la trêve.
La situation de l’UNRWA constitue un autre point de tension, après la destruction de son siège à Jérusalem-Est par les autorités israéliennes, condamnée par le secrétaire général de l’ONU. Plusieurs membres du Conseil devraient appeler Israël à respecter les décisions de la Cour internationale de Justice.
Enfin, les discussions porteront aussi sur la dégradation de la situation en Cisjordanie, marquée en 2025 par des déplacements massifs de Palestiniens, une intensification des démolitions de logements et une hausse record des violences de colons.
