En Afrique et dans le monde entier, les supporters ont célébré la victoire du Sénégal et la défaite du Maroc. Sur des plateformes comme Reddit, beaucoup ont estimé que le penalty était faible et biaisé, voire un « cadeau » offert au Maroc dans un moment critique, provoquant une vague de dénonciations qualifiant l’arbitrage de « corrompu », « suspect » ou « imposé ».
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La justice divine dévoile les manœuvres du Makhzen : l’échec du plan de promotion du fils du roi et l’évaporation des rêves de Lakjaa de dominer le football africain
Par : Maamar Gani
Ce qui s’est passé lors de la finale de la Coupe d’Afrique entre le Maroc et le Sénégal n’était pas une simple défaite sportive passagère, mais un moment majeur de révélation, au cours duquel tous les masques que le Makhzen a tenté de porter pendant des années sont tombés. Avec eux se sont effondrées les illusions de Fouzi Lakjaa et de son système, qui croyait que le football pouvait être géré par des instructions et que les titres se fabriquent dans les coulisses plutôt que sur la pelouse.
La défaite face au Sénégal a été une gifle retentissante, non seulement pour la sélection marocaine, mais pour tout un projet qui a cherché à transformer le sport en outil de blanchiment politique d’un système monarchique corrompu et en instrument d’influence régionale d’un régime makhzénien normalisé avec le sionisme. Ce projet s’est finalement soldé par un scandale continental aux conséquences imprévisibles.
Dès le coup d’envoi du tournoi, il était clair que le Maroc ne se contentait pas du rôle de pays organisateur, mais se comportait comme le « propriétaire » de la compétition. La Fédération royale, sous la direction de Fouzi Lakjaa, s’est érigée en tutrice du football africain, distribuant l’influence, exerçant des pressions, négociant et construisant un réseau de relations au sein de la CAF bien au-delà d’une concurrence sportive loyale. Les stades, l’arbitrage, la programmation et même le discours médiatique ont tous été mobilisés au service d’un seul récit : « Le Maroc est en route pour arracher le titre à tout prix, et la finale à Rabat doit se terminer comme prévu d’avance. »
Mais le football africain, malgré toutes les tentatives de domestication du Makhzen, reste difficile à soumettre totalement. Lors de la finale, toutes les contradictions ont éclaté en même temps. Décisions arbitrales suspectes, penalty né de la pression plutôt que de la logique du jeu, interruptions absurdes et chaos organisationnel révélant une confusion sans précédent. Le spectacle donnait l’impression que quelqu’un tentait de forcer le match vers un scénario prédéfini, mais les joueurs, la tension et la réalité ont fait échouer le plan. Le penalty censé être la clé du « sacre makhzénien » est devenu le symbole de l’échec et d’un effondrement psychologique avant même d’être technique, ouvrant la voie au Sénégal pour affirmer clairement : les titres se gagnent sur le terrain, pas dans les bureaux obscurs.
Le but sénégalais n’était pas seulement un but victorieux, mais un message politique et sportif à la fois. Il affirmait que l’Afrique n’est plus un terrain facile à gérer par téléphone et par relations occultes, et que l’ère de l’hégémonie imposée par l’argent et l’influence fait désormais face à une résistance réelle. D’où la dureté de la défaite pour le Makhzen : elle a révélé que les investissements massifs et corrompus dans la « vitrine sportive » n’ont pas réussi à masquer la fragilité du projet ni à transformer la Fédération marocaine en une force respectueuse des règles.
Le Sénégal a ainsi brisé les rêves du Makhzen de remporter la Coupe d’Afrique, même en tentant de l’acheter dans l’ombre, afin de distraire un peuple marocain en colère des projets internes et des agendas externes, sous couvert d’une joie artificielle. Le régime cherchait aussi une issue à la transition du pouvoir face à l’aggravation de la maladie du roi, absent de l’ouverture du tournoi sans explication, avant qu’un rapport médical ne ravive les doutes sur son état de santé. Cela s’est produit dans un contexte de tensions au sein de la famille royale, autour de la tentative d’imposer le prince Hassan, afin que les véritables détenteurs du pouvoir puissent le manipuler au service de leurs intérêts.
Ce que certains généraux de l’armée royale, des responsables des services de renseignement et des figures du pouvoir espéraient en « achetant » la Coupe d’Afrique, c’était désamorcer la colère populaire, notamment après les protestations de la génération Z, les marches des sinistrés du séisme d’Al-Haouz et la situation explosive dans le Rif. L’objectif était de garantir la poursuite des flux financiers issus du trafic de drogue, des marchés douteux et des commissions versées par l’entité sioniste et des pays étrangers pour faire passer leurs projets au Maroc.
En Algérie, cette défaite n’a pas été perçue comme un simple match, mais comme un nouvel épisode d’une longue série de tentatives marocaines d’instrumentaliser le sport à des fins politiques, de la question du Sahara occidental aux manœuvres de l’ambassadeur Omar Hilale à l’ONU, jusqu’aux luttes d’influence au sein de l’Union africaine. La presse algérienne a vu dans cette finale la fin d’une phase d’arrogance sportive et le début de l’effritement d’une image que le Makhzen cherchait à imposer comme celle de la « première puissance footballistique d’Afrique ».
En Afrique et dans le monde entier, les supporters ont célébré la victoire du Sénégal et la défaite du Maroc. Sur des plateformes comme Reddit, beaucoup ont estimé que le penalty était faible et biaisé, voire un « cadeau » offert au Maroc dans un moment critique, provoquant une vague de dénonciations qualifiant l’arbitrage de « corrompu », « suspect » ou « imposé ».
Fouzi Lakjaa, présenté pendant des années comme « l’homme fort » du football africain, est sorti de cette finale accablé de lourdes interrogations : construit-il un véritable projet sportif ou un simple réseau d’intérêts ? Quel est ce modèle qui s’effondre au premier véritable test face à une équipe organisée, confiante et libérée de calculs politiques ? Les limites de la puissance sont apparues lorsque la justice artificielle a disparu et que la performance réelle s’est imposée.
La défaite face au Sénégal marque non seulement la fin d’un tournoi, mais aussi celle d’un récit entier : celui du contrôle, du « Maroc leader » et de la domination programmée. C’est aussi un message à ceux qui croyaient pouvoir utiliser le football pour imposer de grands projets, y compris la reproduction et le blanchiment du pouvoir makhzénien. Le terrain a parlé : il n’y a pas d’héritage automatique dans la gloire sportive, ni de légitimité fabriquée par la pression.
Au final, ce qui s’est produit est une victoire du football lui-même avant d’être celle du Sénégal. Une victoire de l’idée que ce sport, malgré ses dérives, peut retrouver sa justice. Quant au Makhzen et à Fouzi Lakjaa, ils se sont retrouvés face à un miroir cruel : un projet immense, beaucoup de bruit, une grande influence… et un résultat nul au moment de vérité.
Source : Algérie maintenant, 19/01/2026
