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En rejoignant la controversée « Junte de Paix » de Donald Trump et en intensifiant sa coopération militaire avec Israël, le Maroc consolide ses acquis sur le Sahara occidental. Mais ce pragmatisme diplomatique creuse un fossé inquiétant avec une société civile massivement hostile à la normalisation.
Un nouveau gendarme régional ?
Le Maroc s’impose comme le premier pays africain à adhérer à la Junte de Paix créée lors du Forum de Davos. Cet organisme, dirigé par les États-Unis, ambitionne de superviser la trêve à Gaza et de s’imposer comme une alternative à l’ONU pour la gestion des crises mondiales.
- Force de stabilisation : Des unités marocaines spécialisées dans le maintien de l’ordre pourraient être déployées à Gaza. Un choix stratégique pour Israël, qui privilégie des troupes de pays islamiques éloignés plutôt que celles de ses voisins directs (Égypte, Jordanie).
Le Sahara sous « Dôme de fer » israélien
Ce rapprochement diplomatique s’accompagne d’un réarmement technologique sans précédent pour le Royaume chérifien :
- Défense antimissile : Rabat vient d’activer le système israélien Barak MX au Sahara occidental, créant une véritable « Cupola de fer » dans le désert pour protéger son autorité sur l’ex-colonie espagnole.
- Coopération industrielle : L’inauguration d’une usine de drones kamikazes à Benslimane et l’achat de satellites d’observation marquent une étape historique dans l’intégration militaire entre les deux pays.
Le Sahara, monnaie d’échange
Pour le Maroc, ce soutien indéfectible aux initiatives de Donald Trump est le prix à payer pour sécuriser la reconnaissance internationale de sa souveraineté sur le Sahara occidental. Après Washington et Israël, Madrid a également basculé, plaçant le plan d’autonomie marocain comme la seule base de négociation viable à l’ONU.
Une fracture sociale grandissante
Si l’État se félicite de ces victoires diplomatiques, la rue gronde. Selon le baromètre arabe, seulement 6 % des Marocains approuvent la normalisation avec Israël en 2025, contre 22 % trois ans plus tôt.
« Entre un appareil d’État tourné vers la Realpolitik sécuritaire et une population indignée par les souffrances à Gaza, une crise de légitimité latente menace la stabilité intérieure du pays. »
Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) espère déjà capitaliser sur ce mécontentement lors des prochaines élections législatives, faisant de la lutte contre « l’infiltration sioniste » son principal cheval de bataille.

