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Paix contre armement : Le pari risqué du Maroc avec la « Junte de Trump »

maroc gaza

En rejoignant la controversée « Junte de Paix » de Donald Trump et en intensifiant sa coopération militaire avec Israël, le Maroc consolide ses acquis sur le Sahara occidental. Mais ce pragmatisme diplomatique creuse un fossé inquiétant avec une société civile massivement hostile à la normalisation.

Un nouveau gendarme régional ?

Le Maroc s’impose comme le premier pays africain à adhérer à la Junte de Paix créée lors du Forum de Davos. Cet organisme, dirigé par les États-Unis, ambitionne de superviser la trêve à Gaza et de s’imposer comme une alternative à l’ONU pour la gestion des crises mondiales.

Le Sahara sous « Dôme de fer » israélien

Ce rapprochement diplomatique s’accompagne d’un réarmement technologique sans précédent pour le Royaume chérifien :

Le Sahara, monnaie d’échange

Pour le Maroc, ce soutien indéfectible aux initiatives de Donald Trump est le prix à payer pour sécuriser la reconnaissance internationale de sa souveraineté sur le Sahara occidental. Après Washington et Israël, Madrid a également basculé, plaçant le plan d’autonomie marocain comme la seule base de négociation viable à l’ONU.

Une fracture sociale grandissante

Si l’État se félicite de ces victoires diplomatiques, la rue gronde. Selon le baromètre arabe, seulement 6 % des Marocains approuvent la normalisation avec Israël en 2025, contre 22 % trois ans plus tôt.

« Entre un appareil d’État tourné vers la Realpolitik sécuritaire et une population indignée par les souffrances à Gaza, une crise de légitimité latente menace la stabilité intérieure du pays. »

Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) espère déjà capitaliser sur ce mécontentement lors des prochaines élections législatives, faisant de la lutte contre « l’infiltration sioniste » son principal cheval de bataille.

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