Chaque fois que le pouvoir marocain se sent menacé ou confronté à la contestation sociale, il adopterait une posture victimaire en accusant l’Algérie d’ingérence ou de déstabilisation. Cette stratégie est ancienne et s’inscrit dans une guerre informationnelle et cybernétique menée contre l’Algérie depuis plusieurs années.
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Le Makhzen marocain, fragilisé par des échecs politiques et symboliques récents – notamment l’incapacité à obtenir l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations malgré des dépenses jugées excessives – chercherait systématiquement à faire de l’Algérie un bouc émissaire afin de détourner l’attention des difficultés internes et du mécontentement populaire.
Chaque fois que le pouvoir marocain se sent menacé ou confronté à la contestation sociale, il adopterait une posture victimaire en accusant l’Algérie d’ingérence ou de déstabilisation. Cette stratégie est ancienne et s’inscrit dans une guerre informationnelle et cybernétique menée contre l’Algérie depuis plusieurs années.
A l’été 2024, le Maroc, avec un appui financier attribué aux Émirats arabes unis, aurait mis en place des centaines de sites fantômes et miroirs destinés à nuire à l’image de l’Algérie. L’objectif principal aurait été de contrer l’influence diplomatique algérienne en Afrique, notamment au Sahel et en Afrique de l’Ouest, et de promouvoir les projets marocains tels que le gazoduc transafricain et le hub transatlantique présentés comme des opportunités économiques pour les pays enclavés. Cette stratégie aurait échoué, plusieurs de ces sites ayant ensuite disparu.
Une nouvelle vague d’attaques numériques aurait été lancée au second semestre 2025, en parallèle aux discussions du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental et le mandat de la MINURSO. Cette campagne visait à soutenir le plan d’autonomie marocain et à affaiblir la position algérienne favorable au Front Polisario.
Mode opératoire décrit
Des sources sécuritaires expliquent que cette cyber-guerre serait organisée via des cellules structurées de “mouches électroniques”. Chaque cellule regrouperait des dizaines voire des centaines de personnes, chacune disposant de plusieurs comptes, souvent fictifs. Ces groupes définiraient un objectif précis (diffusion d’une rumeur, attaque d’une personnalité ou d’une institution), puis procéderaient à une attaque coordonnée et simultanée sur plusieurs plateformes (Facebook, X, Instagram, TikTok).
Les publications seraient relayées par des comptes aux noms algériens ou étrangers afin de tromper les algorithmes et d’amplifier leur visibilité par des interactions artificielles (likes, commentaires, réactions moqueuses). La stratégie commencerait par des contenus apparemment crédibles, avant de devenir plus agressive : discrédit des contradicteurs, insultes, attaques verbales et diffusion massive de contenus hostiles, à des moments soigneusement choisis.
Attaques « offshores » et acteurs impliqués
De nombreuses fausses pages, parfois se faisant passer pour des institutions publiques, ont été identifiées comme opérant depuis le Maroc, mais aussi depuis la France, les Pays-Bas, les Émirats arabes unis et Israël. Le financement de ces opérations serait conséquent, incluant publicités sponsorisées et amplification artificielle de contenus.
Plusieurs acteurs seront impliqués : le Makhzen, des influenceurs et médias marocains (publics et privés), de grandes pages sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une partie de la diaspora marocaine à l’étranger. L’article cite notamment la cyber-campagne contre le club algérien USMA lors de l’affaire du match face à la RS Berkane, liée au port d’un maillot affichant une carte intégrant le Sahara occidental.
Conclusion et recommandations
Malgré l’ampleur de ces moyens, ces campagnes n’auraient ni déstabilisé l’Algérie, ni affecté durablement le moral des internautes algériens, ni amélioré l’image du Maroc, jugée au contraire de plus en plus dégradée. Pour contrer ces actions, l’article recommande le signalement systématique des faux comptes, leur blocage, le soutien actif aux contenus nationaux algériens et la documentation de ces campagnes à des fins juridiques éventuelles.
