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A l’en croire Africa Intelligence, la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, remportée le 18 janvier par le Sénégal face au Maroc (Lions de la Teranga contre Lions de l’Atlas), a été marquée par de vives tensions. Entre déploiement policier inédit et réunions de crise, les autorités de Rabat ont dû s’employer pour éviter une rupture diplomatique avec un allié historique.
L’intervention musclée de la DGSN
Fait rare pour cette compétition, le « super flic » du Royaume, Abdellatif Hammouchi, a dû ordonner personnellement l’entrée des forces de l’ordre dans le stade Moulay-Abdellah de Rabat. Face à l’impuissance des stadiers devant la colère des supporters sénégalais, une vingtaine de policiers équipés de matériel anti-émeute sont intervenus, procédant à une dizaine d’arrestations.
Une « guerre des communiqués » en coulisses
Le climat s’était dégradé dès le 16 janvier, après une sortie virulente de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Cette dernière critiquait pêle-mêle :
- Les failles de sécurité de l’organisation marocaine.
- Le choix jugé inapproprié de l’hôtel de transit des joueurs.
- Le manque de places réservées aux supporters sénégalais.
Ces reproches ont été vécus comme un affront par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) de Fouzi Lekjaâ, provoquant une réunion de crise houleuse la veille de la finale, en présence du patron de la CAF, Patrice Motsepe.
Diplomatie de crise et précaution sécuritaire
Malgré des tentatives d’apaisement par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, et son homologue marocain Nasser Bourita, l’inquiétude est restée palpable. Par crainte de représailles, les associations d’étudiants marocains au Sénégal ont même conseillé à leurs ressortissants de ne pas sortir les soirs suivant le match.
Un dénouement devant les tribunaux sportifs
Si le gouvernement sénégalais a officiellement remercié le Maroc pour son accueil le lendemain de la finale, la pilule ne passe pas côté marocain. La FRMF a annoncé porter l’affaire des incidents et des dérapages devant les instances juridiques de la CAF et de la FIFA, laissant présager des suites judiciaires à ce duel qui a dépassé le simple cadre du football.

