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Une note diplomatique rédigée le 2 juin 2013 par la Direction des Affaires Africaines révèle pourquoi le Maroc ne cesse d’attaquer l’Algérie. Sous le titre de « Stratégie pour contrer l’offensive de l’Algérie et de l’Afrique du Sud au sujet de la question du sahara marocain« , le document analyse ce qu’il appelle l’offensive diplomatique menée principalement par l’Algérie et l’Afrique du Sud au sein de l’Union africaine (UA) pour imposer l’indépendance du prétendu « Sahara marocain » comme solution unique, en marginalisant le processus onusien. Le 21ᵉ Sommet de l’UA en 2013 a mis en évidence cette stratégie, facilitée par la collusion entre certains États membres et la Commission de l’UA, indique la note.
Face à cette offensive, le Maroc a mené une action diplomatique active avec l’appui de plusieurs pays africains, obtenant un compromis qui a évité l’adoption de décisions hostiles et réaffirmé le rôle central des Nations Unies. Le texte souligne toutefois les risques persistants d’une position africaine unifiée contre l’intégrité territoriale du Maroc.
Enfin, le document propose une contre-offensive marocaine globale, fondée sur ses atouts diplomatiques, juridiques et politiques, visant à contrer l’implication de l’UA dans le dossier, renforcer ses alliances africaines, défendre l’initiative d’autonomie et dénoncer la situation des populations séquestrées dans les camps de Tindouf sur les plans diplomatique, médiatique et des droits de l’homme.
La note propose une stratégie visant à « contrer l’offensive diplomatique de l’Algérie et de l’Afrique du Sud sur la question du Sahara marocain ». Il préconise de dénoncer, auprès des partenaires africains, internationaux et des médias, « l’attitude hostile de l’Algérie envers l’intégrité territoriale du Maroc, ainsi que ce qu’il considère comme « la duplicité de son discours qui dissocie faussement le différend du Sahara des relations de voisinage ».
Il recommande un durcissement du ton afin de souligner que la question du Sahara est vitale pour le Maroc et que toute solution ignorant ses droits territoriaux menacerait la paix et la stabilité régionales, afin de sensibiliser la communauté internationale à ce risque.
La note insiste enfin sur la nécessité de « réaffirmer la centralité du processus onusien », de relancer les négociations sous l’égide de l’ONU pour éviter leur enlisement et de contrecarrer les tentatives visant à transférer le dossier à l’Union africaine, notamment en alertant le Secrétaire général des Nations Unies et en « refusant toute reddition de comptes de l’Envoyé personnel de l’ONU devant l’UA ».

