#Algérie #France #SégolèneRoyal #AssociationFranceAlgérie #EssaisNucléaires
Dans sa première prise de parole en tant que présidente de l’Association France – Algérie (AFA), Ségolène Royal a présenté samedi 18 janvier 2026 un plan clair pour sortir de la crise diplomatique qui dure depuis juillet 2024.
Son message est sans ambiguïté : « Il faut reconnaître, réparer et s’excuser. »
1. Reconnaissance des crimes coloniaux
Elle rejette fermement la notion de « rente mémorielle » et affirme : « La mémoire des violences coloniales n’est pas un calcul, c’est un droit. Certaines blessures n’ont ni été nommées, ni réparées, ni excusées. Elles doivent l’être. »
2. Restitution immédiate des biens culturels
Parmi ses priorités : rendre à l’Algérie les objets de l’Émir Abdelkader (sabre, tente, manuscrits) actuellement au musée de Chantilly, ainsi que le canon Baba Merzoug, exposé à Brest. Elle travaille aussi à la restitution des dépouilles et crânes de résistants algériens.
3. Transmission des archives sur les essais nucléaires
Elle exige la mise à disposition complète des archives sur les essais nucléaires français dans le Sahara algérien, ainsi que la reconnaissance de leurs conséquences sanitaires et environnementales. Une opportunité, selon elle, de coopérer dans les domaines de la dépollution et de la transition énergétique.
« Abattons les murs pour construire des passerelles entre nos jeunes, nos chercheurs, nos artistes… La mémoire est le socle du “plus jamais ça”. »
Une prise de position forte, espérée par des millions de citoyens des deux rives de la Méditerranée.

