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Le journaliste malien Mohamed Soumaré, a-t-il été assassiné au Maroc?

soumaré

Comme à son habitude, Mohamed Soumaré ne manquait pas les matchs de la sélection algérienne. Il est allé assister à la rencontre contre le Nigeria. À l’issue du match, Soumaré a perdu le contrôle et a vivement critiqué l’arbitrage africain, le liant désormais à ce qu’il a qualifié de corruption de Fouzi Lekjaa et de la CAF. Il a reçu des conseils de ses collègues lui recommandant de ne pas aborder de tels sujets sensibles.

Il a été annoncé hier que le journaliste malien 🇲🇱 Mohamed Soumaré a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel à Rabat. Il se trouvait au Maroc dans le but de couvrir le championnat continental de football ainsi que le parcours de la sélection de son pays. @MilitaryDz est parvenu à une grande partie de la vérité que nous allons vous exposer. Voici les faits de « l’assassinat » de Mohamed Soumaré.

Deux jours avant le début officiel du tournoi, précisément le 19 décembre 2026, Mohamed Soumaré est arrivé à Casablanca, qui était également le lieu de résidence des « Aigles du Mali » et où ils ont disputé leurs trois premiers matchs. Le journaliste malien a poursuivi la couverture des événements en se concentrant principalement sur la sélection de son pays et ses matchs lors des premières journées.

Après la qualification officielle de son équipe pour le deuxième tour, où elle devait affronter la sélection tunisienne 🇹🇳, le journaliste malien s’est rendu à Tanger. Il y est resté jusqu’au match disputé par son équipe, remporté aux tirs au but face à la Tunisie. À l’issue de la rencontre, Mohamed Soumaré a critiqué la prestation de l’arbitre, dont le rendement ne lui a pas plu.

Le journaliste, connu pour son amour de l’Algérie, a ensuite décidé de se rendre à Rabat pour assister au match de la sélection algérienne #Algérie contre la République démocratique du Congo. Il a salué la performance de l’équipe algérienne ainsi que celle de l’arbitre égyptien, exprimant à ses amis (Maliens, Nigériens et Tanzaniens) son admiration et son souhait de voir cet arbitre diriger un prochain match de son pays.

À la fin du match de son équipe contre le Sénégal, le journaliste a cette fois critiqué publiquement le carton rouge reçu par le joueur malien Bissouma à la fin de la première mi-temps, estimant qu’il était « sévère ». Il a ensuite adressé des reproches à la CAF et à sa manière de choisir les arbitres qui dirigent les matchs, ainsi qu’aux arbitres de la VAR.

Comme à son habitude, Mohamed Soumaré ne manquait pas les matchs de la sélection algérienne. Il est allé assister à la rencontre contre le Nigeria. À l’issue du match, Soumaré a perdu le contrôle et a vivement critiqué l’arbitrage africain, le liant désormais à ce qu’il a qualifié de corruption de Fouzi Lekjaa et de la CAF. Il a reçu des conseils de ses collègues lui recommandant de ne pas aborder de tels sujets sensibles.

Les services de renseignement marocains ont surveillé ses déplacements, notamment en ce qui concerne son soutien affiché à la sélection algérienne, son suivi de ses matchs et ses commentaires sur l’arbitrage africain. La police marocaine lui a d’abord adressé une convocation, puis des avertissements concernant ce qu’elle a qualifié de « mouvements suspects », sans justification ni fondement réel.

L’un des « proches » de Mohamed a passé un appel téléphonique via l’application WhatsApp le 7 janvier à 18 h 37 afin de prendre de ses nouvelles, après avoir appris que la police marocaine l’avait convoqué et soumis à un interrogatoire approfondi. La « source » nous a partagé une partie de ce qui s’est dit lors de cette conversation.

Le regretté Mohamed Soumaré a subi des pressions et des interrogatoires verbaux aléatoires, dont 90 % portaient uniquement sur sa relation avec l’Algérie. Il lui a été demandé de ne pas aborder « Lekjaa », la CAF ni même les performances arbitrales. Finalement, il a été informé qu’il lui était interdit de quitter le Maroc jusqu’à la fin des enquêtes le concernant.

Pour cette raison, il n’a pas quitté le Maroc même après le départ de la sélection de son pays du pays organisateur le 10 janvier. Le journaliste Mohamed Soumaré était connu pour être né en #Algérie 🇩🇿, y avoir effectué sa scolarité primaire et avoir été un fidèle supporter du club de l’USM El Harrach. Le Makhzen le considérait comme une cible simplement parce qu’il aimait l’Algérie ou y était né.

Selon « l’un de ses proches », Mohamed Soumaré possédait des éléments garantissant sa sécurité : des preuves tangibles de la corruption de Lekjaa. C’est pour cette raison que les services de sécurité marocains ne l’avaient pas arrêté à ce moment-là. Toutefois, il restait sous la surveillance étroite des services de renseignement marocains, qui ont appris qu’il s’était plaint de ses mauvais traitements auprès du « Comité de protection des journalistes » après sa libération.

Mohamed Soumaré comptait tout révéler et avait choisi le jour de la demi-finale opposant la sélection marocaine à son homologue nigériane afin que les éléments en sa possession aient un plus grand retentissement. Cependant, il a été tué ce jour-là avant de pouvoir faire la moindre déclaration. Il a été assassiné par les services de renseignement marocains.

Environ deux heures après le début de la demi-finale entre l’Égypte et le Sénégal, la police marocaine a été contactée, mais elle n’a pas répondu. Elle n’est arrivée qu’avec environ une heure de retard après avoir été informée. Les services de la morgue ne sont arrivés qu’au moins 40 minutes après la réception du signalement, et nous avons pu obtenir une séquence exclusive de la scène.

De cette manière, le régime du Makhzen prouve qu’il n’est rien d’autre qu’une « entité sale », passée des manœuvres secrètes au sein de la CAF à l’action au grand jour, allant même jusqu’à la « liquidation physique » de quiconque détient des preuves l’incriminant. Nous disposons d’enregistrements audio, de photos et de vidéos que nous présenterons au moment opportun afin de garantir la sécurité de nos sources.

Mise à jour :

L’un des proches du journaliste malien 🇲🇱 #Mohamed_Soumaré a pris contact avec @MilitaryDz et voici ce qu’il nous a révélé : Mohamed Soumari a subi des pressions et des actes de harcèlement de la part des services de renseignement marocains.

La source ajoute : Je me suis entretenu avec lui pendant deux minutes sur WhatsApp, et il m’a informé que les services de sécurité marocains lui avaient demandé de ne pas aborder le sujet du mauvais arbitrage, de la CAF, ni celui de Fouzi Lekjaa. Mohamed Soumari a informé son ami que la police marocaine lui avait signifié qu’il lui était interdit de quitter le Royaume du Maroc jusqu’à l’achèvement des enquêtes le visant !!

Le service a confirmé que l’autopsie n’est pas possible pour le moment en raison du manque de moyens nécessaires.

Le service marocain de conservation des dépouilles mortuaires continue de temporiser face aux demandes d’autopsie et de clarification des causes du décès !!

Source : MilitaryDZ (traduction automatique)

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