Les signaux envoyés depuis Washington disent tout le contraire et toute une autre histoire, les titres de la grande presse américaine l'avancent: la doctrine Trump aujourd’hui, c'est l'Algérie en priorité.
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Selon la chaîne youtube « Verbe et Vérité », le départ de l’ambassadrice des Etats-Unis à Alger, Elisabeth Moore Aubin n’est pas une simple passation de poste. Non, ce changement, c’est une onde de choc.
Dans les coulisses de la diplomatie mondiale les regards se braquent désormais sur l’Algérie dont le partenariat stratégique avec les Etats-Unis semble franchir une étape décisive. Les capitales de la région retiennent leur souffle. Alors que les médias alliés au Maroc imaginaient déjà une Maison-Blanche remodelée à leur avantage et qui leur déroulerait le tapis rouge, la réalité leur a claqué la porte au nez.
C’est l’Algérie qui s’impose comme l’allié incontournable de Washington sous Donald Trump; fin des discours creux, place à logique des bilans concrets et les pourcentages qui parlent d’eux-mêmes.
Le départ d’Elisabeth Moore Aubin n’a pas sonné comme un simple acte d’adieu protocolaire: reçue avec honneur par le président Abdelmadjid Tebboune et saluée par le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, elle repart avec les clefs d’une relation bilatérale renforcée. Un geste qui n’est pas passé inaperçu à Rabat où l’on s’est empressé de décrypter chaque accolade comme une provocation.
En coulisse, Washington reste sourde aux jeux d’influence et maintient le cap pour renforcer son ancrage avec une Algérie qui s’affirme au centre régional. Les grands titres de la presse américaine racontent, l’Algérie, c’est la priorité de Donald Trump, un pays vu non seulement comme une ligne d’opportunités économiques, mais aussi comme un pilier stratégique sur l’échiquier sécuritaire de l’Afrique et du bassin méditerranéen.
Et pendant que certains se perdent sous des illusions, les chiffres ne laissent aucune place aux faits. Les Etats-Unis occupent la première place des investissements étrangers en Algérie avec plus de 29 % de parts, plus de 100 géants américains ont planté leurs drapeaux respectifs dans divers secteurs économiques algériens, des noms comme Chevron et Exxonmobil ont déjà engagé des pourparlers avec des milliards de dollars sur la table et leurs gros sur le gaz de schiste et sur les conventionnels. Loin du bla-bla diplomatique, c’est ici que les affaires se concrétisent: l »Algérie n’est plus un partenaire commercial parmi d’autres, mais désormais convoitée par les Etats-Unis.
Ce ralliement aussi brutal, aussi éloquent n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, surtout pas au Maroc. Rabat observe avec inquiétude cette boussole américaine qui pointe franchement de plus en plus vers Alger. Il faut dire que l’Algérie propose bien plus qu’un simple discours géopolitique, elle offre un terrain d’investissements concrets et des combines diplomatiques loin des quémandes d’aide sans lendemain.
Dans ces conditions, le simple profil du futur ambassadeur des Etats-Unis à Alger présenté comme un spécialiste des affaires et apôtre des réalités géopolitiques et économiques, a complètement brouillé les plans et les manœuvres savamment échafaudés par le Makhzen. A Rabat on espérait un ambassadeur prompt à taper sur la table face à Alger, mais les signaux envoyés depuis Washington disent tout le contraire et toute une autre histoire, les titres de la grande presse américaine l’avancent: la doctrine Trump aujourd’hui, c’est l’Algérie en priorité.
Dans cet esprit diplomatique, le choix du nouvel ambassadeur américain à Alger n’est pas une simple formalité, il s’agit d’un processus taillé sur mesure pour manier des dossiers lourds: énergie, ressources minières et sécurité. Trois domaines névralgiques où Alger détient des atouts immenses que personne même avec toute mauvaise foi du monde ne peut balayer du revers de la main. Aujourd’hui, l’Algérie ne se contente plus d’observer les dynamiques régionales, elle les façonne. Ammar Zitouni
Source : Le Maghreb.dz, 11/01/2026
