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L’hostilité du régime du Makhzen marocain envers l’Algérie n’est ni une position politique passagère, ni un différend circonstanciel que l’on pourrait clore par des sourires, des matchs ou des slogans émotionnels. Il s’agit d’une hostilité existentielle enracinée qui, au fil des décennies, s’est muée en une doctrine immuable. Ce qui se passe aujourd’hui au Maroc, lors de la Coupe d’Afrique des Nations qui s’y déroule, n’est qu’un nouvel épisode d’une tentative flagrante de falsification de l’histoire et de blanchiment d’un passif sombre.
À travers un marketing narratif mensonger et une ruse médiatique, le régime promeut une idée dangereuse selon laquelle « le peuple algérien n’aurait aucun problème avec le Maroc », face à une « position officielle algérienne rigide ». L’objectif est clair : dissocier le peuple de son État et briser l’unité nationale, comme si la souveraineté algérienne n’était qu’une simple opinion isolée, dépourvue de conscience collective, de mémoire historique ou de faits irréfutables.
Pourtant, la réalité sur le terrain dément ce discours. Les organisateurs ont délibérément refusé de vendre des billets au public algérien sous prétexte qu’ils étaient épuisés, alors que les tribunes des stades où jouait l’équipe nationale algérienne étaient presque vides lors de plusieurs rencontres. Ces pratiques de harcèlement prouvent qu’il ne s’agit pas d’une faille organisationnelle accidentelle, mais d’un comportement intentionnel. Cela incarne la contradiction flagrante entre le discours de la « fraternité » et la pratique réelle, révélant que le football n’est pas utilisé comme un pont de rapprochement, mais comme un outil de pression et de règlement de comptes.
L’histoire est un témoin que ni les images ni les chants ne peuvent effacer. C’est ce même régime qui a trahi l’Émir Abdelkader à un moment charnière de la résistance, qui a comploté contre les chefs de la Révolution algérienne en les poignardant dans le dos, et qui a ouvertement convoité les terres algériennes en les attaquant militairement alors que l’État naissant sortait à peine de l’enfer d’une colonisation sanglante. C’est lui encore qui a abrité le terrorisme durant la Décennie noire quand l’Algérie luttait seule pour sa survie, avant de passer, après son échec politique et sécuritaire, à une autre guerre abjecte en inondant le pays de tonnes de drogue pour cibler la jeunesse et le tissu social.
L’hypocrisie a atteint son paroxysme lorsque le ministre de la Défense de l’entité sioniste a été invité sur son sol pour menacer explicitement l’Algérie, avant que le régime ne prétende, avec un sang-froid déconcertant, ne nourrir aucune hostilité. C’est pourquoi, loin de toute langue de bois, soutenir l’équipe nationale algérienne signifie encourager l’équipe uniquement, sans tomber dans le piège des slogans transformés en outils de propagande visant à absoudre un régime haineux.
Cette manœuvre politique ne vise pas la fraternité entre les peuples, mais cherche à briser le consensus national et à vider la souveraineté de son sens. Si la fraternité avec les peuples est un principe immuable, la conscience politique est un devoir. L’Algérie ne se gouverne pas par les émotions, ne s’anesthésie pas par les matchs, et n’accepte pas que son histoire soit falsifiée devant les caméras. La Coupe d’Afrique est un événement éphémère ; quant à la vérité, elle ne se lave pas avec un ballon.
Source : Sadapress, 02/01/2026

