Le rapport émirati exhorte la direction émiratie à reconsidérer fondamentalement ses méthodes traditionnelles de relations avec Israël en raison d'une tendance à un comportement irrespectueux et non réciproque. Il préconise une réponse ferme, du type « œil pour œil », pour contraindre Israël à modifier sa conduite.
Tags : #Emirats_Arabes_Unis #Israël #normalisation #Accords_d_Abraham #Gaza #Afrique #Angola #Qatar
Un rapport confidentiel, daté du 7 novembre 2024, émanant d’une unité centrale de renseignements des Émirats arabes unis (EAU) à l’intention de la haute direction. Le document, révélé par la presse saoudienne évalue l’état de la coopération émirato-israélienne au cours de l’année 2024 et conclut que le comportement israélien a été largement inapproprié, arrogant et peu professionnel. Le rapport soutient que cela nécessite une réponse ferme et réciproque au plus haut niveau.
- Évaluation négative : Le rapport examine 30 cas d’interaction israélienne entre janvier et octobre 2024. Il en classe 19 (plus de la moitié) comme « inappropriés », dont 8 constituant des violations de « haut niveau » et 11 de « niveau moyen ».
- Plainte principale : Le problème central est la perception d’« arrogance » et de « condescendance » de la partie israélienne dans ses communications et actions, considérée comme une violation de l’esprit de coopération et des protocoles convenus.
- Impact : Ce comportement est jugé préjudiciable aux relations bilatérales et aux intérêts des deux peuples, nécessitant un changement par rapport aux approches diplomatiques traditionnelles.
Le rapport étaye ses affirmations avec plusieurs mémorandums (étiquetés de A à H) attribués au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et à son bureau, adressés aux dirigeants émiratis (Mohammed ben Zayed et Abdallah ben Zayed). Les réponses calculées, « mesurées » et « professionnelles » des EAU sont mises en contraste avec le ton perçu comme arrogant des Israéliens.
Exemples cités du comportement israélien allégué :
- Ton exigeant et directif : Ordres de « relever le niveau du renseignement » à Gaza et au Qatar avec des délais stricts, accompagnés de rappels qu’Israël fournit « des outils modernes ». (Mémos A & B)
- Accusations et menaces : Accuser les EAU d’un « coup de poignard dans le dos » pour leur engagement dans la diplomatie golfo-iranienne et critiquer leur vote à l’ONU pour l’adhésion pleine de la Palestine. (Mémos E & F)
- Demandes présomptueuses : Demander l’autorisation d’utiliser l’espace aérien émirati pour lancer des frappes sur l’Iran et affirmer que les aéroports émiratis sont à leur disposition, déclaration ultérieurement « corrigée » comme étant erronée. (Mémos G & H)
- Manque de consultation : Apporter des modifications unilatérales aux exercices militaires conjoints en Angola et s’ingérer dans les opérations des comités sur place. (Memo C et réponse des EAU)
Le rapport présente les réponses des EAU comme constamment diplomatiques, rationnelles et axées sur la désescalade, tout en fixant fermement des limites (par exemple, refuser l’utilisation de leur territoire pour frapper l’Iran). Les EAU se positionnent comme cherchant à préserver la relation stratégique mais insistent sur une coopération respectueuse et mutuellement convenue.
Conclusion
Le rapport exhorte la direction émiratie à reconsidérer fondamentalement ses méthodes traditionnelles de relations avec Israël en raison d’une tendance à un comportement irrespectueux et non réciproque. Il préconise une réponse ferme, du type « œil pour œil », pour contraindre Israël à modifier sa conduite.
