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Deux mois après une réunion au sommet de l’État marocain censée finaliser un nouveau plan d’autonomie pour le Sahara Occidental, ce document reste inexistant, révélant une impasse stratégique pour Rabat. Le Conseil de sécurité de l’ONU, par sa résolution 2797 adoptée en octobre 2025, somme désormais le Maroc de détailler une autonomie « véritable ».
Or, selon l’analyse, le Makhzen se révèle incapable de fournir ces précisions. Sa nature centralisée et autoritaire rendrait politiquement et légalement impossible un réel transfert de pouvoirs, de légitimité politique locale ou de contrôle des ressources dans le territoire contesté. Une véritable autonomie risquerait, selon cette perspective, de créer un précédent pour d’autres régions marocaines.
Cette paralysie mettrait en lumière, pour les partisans de la cause sahraouie, un « plan » qui ne serait qu’un « slogan recyclé depuis 2007 », servant de manœuvre dilatoire pour éviter la seule solution jugée légale par le droit international : un référendum d’autodétermination.
La situation est exacerbée par un contexte international en mutation. Les États-Unis, pilote de la résolution 2797, opéreraient un virage stratégique visant à neutraliser le cadre multilatéral de l’ONU et à vider la mission de la MINURSO de sa substance, notamment en éclipsant la perspective d’un référendum. Le conflit de décolonisation serait ainsi transformé en un simple dossier diplomatique à négocier entre capitales, marginalisant le peuple sahraoui.
En l’absence de référendum et face à un plan d’autonomie qualifié de « mot creux », la conclusion de l’analyse est sans appel : le Sahara Occidental resterait un « territoire occupé » et le symbole d’un « effondrement du droit international », sous le parapluie d’un soutien américain assumé.

