Parlementaires d’Amérique latine, des Caraïbes et du Monde condamnent l’agression contre le Venezuela

L'attaque sur le territoire vénézuélien constitue une violation des mécanismes internationaux, qui doivent être obligatoires pour tous les États sans exception. Ces actes violents ne sauraient donc trouver aucune justification dans le cadre des règles établies par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

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DÉCLARATION PUBLIQUE

En défense de la souveraineté de la République bolivarienne du Venezuela, du Droit international et de la paix régionale

Nous, Parlementaires d’Amérique latine, des Caraïbes et du Monde, condamnons avec la plus grande fermeté les bombardements perpétrés contre le territoire de la République bolivarienne du Venezuela, aux conséquences néfastes pour la population civile ; l’enlèvement du Chef de l’État Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. Tous ces actes constituent une agression directe contre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique d’un État membre des Nations Unies.

Nous exprimons notre solidarité avec le peuple vénézuélien touché par cette agression armée.

Nous nous associons à l’appel au calme et à la cohésion nationale lancé par les autorités vénézuéliennes, ainsi qu’aux déclarations du Gouvernement de la Colombie visant à protéger la vie humaine et la stabilité régionale.

Ces faits constituent une violation grave, flagrante et directe du Droit international, du Droit international humanitaire et des principes fondamentaux du système multilatéral consacrés par la Charte des Nations Unies. Nous rappelons en particulier que l’Article 2, paragraphe 4 de la Charte des Nations Unies stipule textuellement : « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »

L’attaque sur le territoire vénézuélien constitue une violation des mécanismes internationaux, qui doivent être obligatoires pour tous les États sans exception. Ces actes violents ne sauraient donc trouver aucune justification dans le cadre des règles établies par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

En conséquence, nous exigeons du gouvernement des États-Unis d’Amérique qu’il cesse immédiatement toute action armée contre le Venezuela, qu’il respecte pleinement la souveraineté du territoire vénézuélien, et qu’il libère le Chef de l’État Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores. Nous demandons à ce gouvernement d’agir strictement dans le cadre du Droit international et des principes fondateurs des Nations Unies.

Nous soutenons la position des Gouvernements de la Colombie, du Chili, du Brésil, du Mexique et de Cuba, qui ont fermement rejeté l’agression contre la souveraineté du Venezuela et de l’Amérique latine, indiquant qu’une ligne inacceptable a été franchie, violant le principe d’autodétermination des peuples. La Colombie a pour sa part demandé la convocation immédiate du Conseil de sécurité de l’ONU pour établir la légalité internationale de ces faits, vérifier les responsabilités et éviter une escalade militaire aux conséquences incalculables pour la région et le monde.

Nous avertissons que cette agression ne met pas seulement le Venezuela en danger, mais menace directement la paix et la stabilité de toute l’Amérique latine et des Caraïbes, région déclarée Zone de Paix en 2014 et qui rejette le recours à la force comme mécanisme d’imposition politique.

Nous réaffirmons que les conflits internes des peuples doivent être résolus exclusivement par les peuples eux-mêmes, par le dialogue, la participation démocratique et dans le respect de la souveraineté, principe essentiel du système des Nations Unies et pilier de l’ordre international contemporain.

Les pays latino-américains sont unis par des liens historiques, culturels et politiques profonds, forgés dans les idéaux de liberté, d’indépendance et de dignité de nos peuples. Que l’héritage de nos libérateurs et libératrices, qui ont conçu l’esprit de la Grande Colombie et de l’intégration latino-américaine, prévale sur la logique de la guerre, du colonialisme et de l’imposition par la force.

Nous lançons un appel urgent aux gouvernements du monde, aux organismes multilatéraux et aux peuples d’Amérique latine, des Caraïbes et du Monde, à se prononcer fermement pour activer les mécanismes diplomatiques et juridiques internationaux et à défendre le Droit international comme seule voie pour préserver la paix.