C’est parce que la nature a horreur du vide que le roi du Maroc s’est donné pour mission divine de la remplir, cette nature. De la bourrer avec des champs de cannabis et de chanvre. D’où d’ailleurs une autre appellation, celle-là de mon cru, excuse-moi Boualem pour ma modestie «légendaire» : Cannabis-Land ! Cultive-t-on du cannabis dans le quartier de Bousbir ?
Tags : Bousbir, Cannabis, Zriba, Makhzen, Maroc, Algérie, Ferhat Mehenni, UNESCO, patrimoine culturel,
Hakim Laâlam
Qui est derrière Ferhat ? Oh ! Un tas de choses ! Le fût à pression ! Les bouteilles de pastis ! Le seau à glace. La bombonne de cacahuètes. La photo en 3D d’une piscine. Et devant lui ?
La caisse, bien sûr !
Le Maroc se plaint que l’Algérie le désigne par «Royaume de Bousbir». D’abord, une mise au point. L’Algérie officielle n’a à aucun moment appelé «Bousbir» son voisin malgré elle, le Maroc. Pour une raison toute simple : l’Algérie ne désigne jamais un pays, tout un pays par le nom, le petit nom, le doux nom intime, profondément intime, intensément intime de l’un de ses quartiers. Ça serait offensant.
Pour tous les autres quartiers de ce royaume, lesquels n’ont rien à envier au quartier Bousbir en termes d’intimité profonde et d’intensité chaleureuse et calorifique. Comme il ne viendrait pas à l’esprit de la Dézédie de qualifier Ceuta et Melilla d’«enclaves». Non ! Abadan ! Ça serait manquer de respect. À un autre royaume. L’Espagne. Ceuta et Melilla sont des territoires espagnols.
Bon, il arrive maintenant que des ressortissants espagnols de Ceuta et Melilla se rendent dans le quartier de Bousbir, au Maroc, sans visa, pour y goûter la chaleur de ce quartier très accueillant et pas regardant aux tampons. Aux tampons sur les passeports, bien sûr ! Je remarque cependant que «Royaume de Bousbir» n’est pas la seule appellation dont est affublé le pays de Mohammed VI. Aussi appelé Momo 6. Ou encore Mimi.
Le roi n’a pas protesté de tous ces petits sobriquets qui lui sont accolés. Pourquoi ? Seraient-ils moins offensants que «Bousbir» ? Je ne sais pas ! Ce que je sais, par contre, c’est qu’il existe un tas de documents, notamment des vidéos authentifiées montrant, dévoilant la transformation, la mutation de Mohammed en Momo et en Mimi. Dans des virées shopping. Au sortir de boîtes de nuit. Et même de boîtes de crème de jour !
Est-ce une raison pour stigmatiser ? Non, bien sûr ! La nature est ainsi faite. Et la nature a horreur du vide, selon un adage MMA que l’on doit aux frères-philosophes du contrôle et du plaquage, les Azaitar.
C’est parce que la nature a horreur du vide que le roi du Maroc s’est donné pour mission divine de la remplir, cette nature. De la bourrer avec des champs de cannabis et de chanvre. D’où d’ailleurs une autre appellation, celle-là de mon cru, excuse-moi Boualem pour ma modestie «légendaire» : Cannabis-Land ! Cultive-t-on du cannabis dans le quartier de Bousbir ?
Hélas, Je ne dispose pas de photos ou de vidéos montrant des plants de chnouf poussant sous les lits, les paillasses crasses de Bousbir. Je sais, par contre, qu’on y cultive le rapprochement rémunéré entre les peuples. Quitte, pour y arriver, pour boucler les fins de mois échevelés, à fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar marocain qui continue.
H. L.
Le Soir d’Algérie, 08-12-2025
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