Le député du Parti populaire José Manuel Velasco a déclaré que la relation de l’Espagne avec le Maroc, « ce pays d’où tout a commencé, a été historiquement compliquée ». Il a souligné que l’Algérie « a toujours montré qu’elle était un partenaire fiable, avec des positions souvent alignées sur les intérêts espagnols à long terme ».
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Le Parti populaire a réussi à faire adopter une proposition malgré le vote contre du Parti socialiste, qui prévoit de revenir sur la position prise concernant le Sahara et de renforcer les liens avec l’Algérie.
Le Parti populaire a réussi à pousser le Congrès espagnol à approuver une « proposition non contraignante », soutenue par le parti Sumar et rejetée par le Parti socialiste, demandant au gouvernement de « restaurer la position historique de l’Espagne, basée sur une neutralité active concernant la question du Sahara occidental » et de « rouvrir le dialogue politique avec l’Algérie et renforcer les communications diplomatiques à tous les niveaux ». Cette initiative constitue une déclaration claire contre la politique étrangère actuelle du ministre socialiste des Affaires étrangères José Manuel Albares et révèle à nouveau l’isolement du Parti socialiste au Parlement.
Miser sur l’Algérie plutôt que sur le Maroc : “un partenaire fiable”
Le député du Parti populaire José Manuel Velasco a déclaré que la relation de l’Espagne avec le Maroc, « ce pays d’où tout a commencé, a été historiquement compliquée ». Il a souligné que l’Algérie « a toujours montré qu’elle était un partenaire fiable, avec des positions souvent alignées sur les intérêts espagnols à long terme ». Il a ajouté que la coopération dans les domaines de l’énergie, de la sécurité et de la politique faisait de l’Algérie « un allié naturel et stratégique pour l’Espagne », en précisant que « la différence est que l’Algérie maintient une plus grande stabilité dans ses relations internationales ».
La proposition demande au gouvernement Sánchez de :
• relancer le dialogue politique avec l’Algérie et renforcer les communications diplomatiques ;
• rétablir la neutralité historique de l’Espagne sur la question du Sahara occidental ;
• soutenir le travail de la mission de l’ONU pour le référendum au Sahara (MINURSO) ;
• œuvrer pour réactiver le traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération avec l’Algérie, incluant l’économie, l’énergie et la sécurité.
Critique sévère du revirement de Sánchez sur le Sahara
L’initiative accuse Sánchez de mettre en danger les relations avec l’Algérie en changeant unilatéralement la position de l’Espagne sur le Sahara occidental. Elle rappelle que ce revirement a conduit, en juin 2022, l’Algérie à suspendre le traité d’amitié datant de 2002, alors que l’Europe faisait face à une crise énergétique due à la guerre en Ukraine et que l’Algérie était le principal fournisseur de gaz pour l’Espagne.
Le document indique que les gouvernements du Parti populaire avaient maintenu un « équilibre triple » dans le Maghreb, contrairement à Sánchez qui « a rompu la neutralité historique de l’Espagne, qui durait depuis plus de cinq décennies ».
Un retour partiel au rapprochement jugé insuffisant
Le député Velasco estime que « de nombreux observateurs considèrent que la solution finale de la crise dépend d’un changement de gouvernement en Espagne, car l’Algérie ne fait pas confiance à l’administration actuelle ». Malgré des signes de rapprochement entre 2023 et 2025 – comme le retour de l’ambassadeur algérien, le renforcement de la coopération en matière de sécurité et d’immigration, et la visite du ministre espagnol de l’Intérieur, la première depuis 2022 – il affirme que ces mesures « ne rétablissent pas les relations à leur état normal d’avant la rupture ».
De son côté, le député du parti Sumar, Enrique Santiago, a salué le début d’un processus de « retour à des relations normales », mais a appelé à lever la suspension du traité de bon voisinage, estimant que « l’Espagne et l’Algérie doivent développer une relation de deux alliés, car leurs intérêts au Sahara sont communs ».
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