Passer au contenu

Maghreb Online

Le Maghreb au jour le jour

Menu principal
  • Accueil
  • Maroc
  • Algérie
  • Mauritanie
  • Tunisie
  • Libye
  • Maghreb
  • Sahel
  • Monde
  • Maroc

Le Maroc ne veut pas rompre avec l’humiliation coloniale du quartier Bousbir

Aujourd’hui encore, des ONG comme ECPAT, des rapports européens et des enquêtes de presse alertent sur un tourisme sexuel impliquant des ressortissants étrangers au Maroc, notamment européens, dans plusieurs villes marocaines.
Admin 9 novembre 2025
Bousbir

Tags : Maroc, Bousir, prostitution, tourisme sexuel, pédophilie, traite humaine, colonialisme,

Lorsque Le Monde écrivait : « Maroc : Bousbir, à Casablanca, la plus grande maison close à ciel ouvert du monde sous le protectorat », il ne s’agissait pas seulement d’histoire. C’était un rappel brutal : le Maroc fut construit aussi comme un produit de consommation sexuelle pour visiteurs européens. Et une partie de ce schéma a survécu.

Bousbir n’était pas seulement un quartier réservé : c’était un dispositif colonial d’exploitation du corps des femmes, pensé par l’administration française, monétisé, et présenté comme attraction touristique. L’image de la femme “marocaine”, “orientale”, sensuelle et disponible a été fabriquée par la colonisation. Ce qui dérange, c’est que cette image continue d’alimenter un pan du tourisme marocain actuel.

Aujourd’hui encore, des ONG comme ECPAT, des rapports européens et des enquêtes de presse alertent sur un tourisme sexuel impliquant des ressortissants étrangers, notamment européens, dans plusieurs villes marocaines.

Ce ne sont pas des rumeurs : des réseaux existent, des mineurs sont ciblés, des migrants vulnérables sont exploités. Les mêmes codes qu’à l’époque de Bousbir persistent : exotisme, domination, pouvoir d’achat asymétrique, “plaisirs orientaux” vendus à des visiteurs en quête de transgression.

Ce n’est pas marginal :

• Des quartiers de Marrakech, Agadir, Tanger ou Casablanca sont identifiés comme hotspots par des associations locales.

• Des affaires impliquant des touristes étrangers font régulièrement surface dans la presse (française, espagnole, britannique, marocaine).

• Les mêmes circuits “non officiels” existent, discrets, informels, mais connus. Le marketing touristique n’est pas neutre. Hammams sexualisés pour touristes, soirées “orientalistes”, “rencontres” arrangées, exploitation de la misère sociale, mise en scène de l’“orientalité” comme fantasme accessible : la matrice coloniale a changé de forme, mais pas de fonction.

C’est là que l’héritage de Bousbir devient gênant. Car si le Maroc voulait rompre avec cette humiliation coloniale, il aurait déconstruit cet imaginaire plutôt que de le laisser nourrir un marché parfois sordide.

En complément de mon texte, écoutez la très intervention de Pascal Blanchard sur #Bousbir au Maroc :

Salim Djellab

Source

#Maroc #Tourismesexuel #Bousbir

À propos de l'auteur

Admin

Administrator

Visitez le site Web Afficher tous les messages

Post navigation

Previous: La Résolution 2797 (2025) : Un pas en arrière pour le Sahara Occidental
Next: Mali : le chaos annoncé – quand l’Algérie avait vu venir la tempête

Histoires connexes

african lion moroccp flag
  • Maroc

The Morocco Desert Enigma Swallows Two American Soldiers… Will ‘African Lion’ Maneuvers Reveal Unexpected Secrets?

Admin 4 mai 2026 0
african lion moroccp flag
  • Maroc

Maroc : Mauvaise surprise pour les exercices African Lion

Admin 4 mai 2026 0
livre brouksy
  • Maroc

Les secrets du palais : révélations sur le roi du Maroc Mohammed VI

Admin 4 mai 2026 0
  • The Morocco Desert Enigma Swallows Two American Soldiers… Will ‘African Lion’ Maneuvers Reveal Unexpected Secrets?
  • Maroc : Mauvaise surprise pour les exercices African Lion
  • Les secrets du palais : révélations sur le roi du Maroc Mohammed VI
  • Deux soldats américains portés disparus après des manœuvres militaires au Maroc
  • Au Sahara Occidental, les Etats-Unis sont juge et partie pour favoriser le Maroc
Copyright © All rights reserved. | MoreNews par AF themes.