Ces révélations « sont un poignard qui traverse le cœur de l’appareil de sécurité du Maroc et donnent l’impression que ce n’est que la première d’une série », commente au téléphone un fin connaisseur de l’architecture des services secrets du pays cité par El Confidencial.
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La guerre entre les services secrets marocains fait rage. Son dernier épisode, le foncier industriel du dénommé Mohamed Raji a été balancé sur la toile.
Qui est Mohamed Raji
Mohamed Raji est un haut responsable de la DGST, le service marocain de sécurité interne et de contre-espionnage dirigé par Abdellatif El Hammouchi. Selon Ali Lmrabet, c’est un vieux technicien PTT des écoutes surnommé « Monsieur Écoutes ».
« C’est lui le maître des écoutes téléphoniques. Il a carte blanche pour espionner TOUT le monde ; princes, princesses, armée, gendarmerie royale, gouvernement, ambassades etc. Sauf son maître M6, à qui il remet régulièrement des enveloppes cachetées avec de la cire rouge », indique le journaliste marocain exilé en Espagne.
Monsier Ecoutes est aussi Monsieur Pegasus
Pour Lmrabet, Raji est l’homme derrière les opérations d’espionnage via le logiciel israélien Pegasus. Avec ce « malware », ont été espionnés non seulement des opposants marocains et des généraux algériens, mais aussi des personnalités politiques européennes de premier plan, parmi lesquelles le président français Emmanuel Macron, le Belge Charles Michel, alors président du Conseil européen, selon l’enquête révélée en 2021 par le consortium journalistique Forbidden Stories.
Selon Lmrabet, le hacker Jabaroot n’est autre qu’un « important homme de l’ombre marocain. Ce dernier accuse Monsieur Ecoutes de s’être enrichi en fournissant à plusieurs États étrangers, proche-orientaux et occidentaux, des informations sensibles, fruit de ses écoutes.
À propos de Raji, on trouve désormais son numéro de carte d’identité, son modeste salaire mensuel (2378 €) et son compte bancaire, ainsi que des titres de propriété de zones industrielles acquises à Béni Mellal pour l’équivalent de 2,86 millions d’euros. De l’ensemble des documents diffusés en ligne, on déduit qu’il a perçu des commissions lors de l’achat de matériel d’espionnage.
Ces révélations « sont un poignard qui traverse le cœur de l’appareil de sécurité du Maroc et donnent l’impression que ce n’est que la première d’une série », commente au téléphone un fin connaisseur de l’architecture des services secrets du pays cité par El Confidencial.
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