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Espionnage, passeport diplomatique Congolais et règlements de comptes : l’affaire Mehdi Hijaouy éclabousse deux États.
Voilà comment le président Denis Sassou Nguesso a ouvert les plus hautes sphères de l’État congolais à des étrangers. Après avoir nommé la Rwandaise Françoise Joly en tant que conseillère spéciale, voici désormais l’apparition de Mehdi Hijaouy, un ancien espion marocain en fuite, qui circule sous couvert d’un passeport diplomatique congolais. Une dérive inquiétante qui soulève de sérieuses questions sur la souveraineté nationale et l’intégrité des institutions.
Et après, on s’étonne que Donald Trump ait interdit l’entrée des Congolais aux États-Unis avec son « Travel Ban »… La réalité parle d’elle-même.
L’affaire Mehdi Hijaouy
Un règlement de comptes aux plus hauts niveaux de l’appareil sécuritaire marocain prend une tournure explosive. Mehdi Hijaouy, ancien haut cadre de la DGED (Direction générale des études et de la documentation), a fui le Maroc après un conflit interne avec sa hiérarchie. Aujourd’hui visé par un mandat d’arrêt international pour escroquerie et facilitation d’émigration illégale, il se terre à l’étranger, tandis que ses proches subissent un harcèlement administratif intense.
L’affaire prend une dimension internationale : avec l’aide d’un sulfureux homme d’affaires français introduit au Congo-Brazzaville, Mehdi Hijaouy aurait obtenu un passeport diplomatique congolais, s’autoproclamant conseiller du président Denis Sassou Nguesso à l’international. Ce jeu d’ombres entre services secrets, protections politiques et complicités transfrontalières soulève de sérieuses inquiétudes sur l’instrumentalisation des institutions diplomatiques africaines.
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