Le français va-t-il perdre son statut de langue officielle au Sénégal, comme ça a été le cas au Mali et au Burkina Faso ?

"Quand vous venez au Sénégal, dans la rue partout, on vou parle wolof. Et d'ailleurs, on n'écrit même plus maintenant en français aussi bien sur les panneaux publicitaires que sur les plateaux télé ou les réseaux sociaux", affirme le célèbre poète sénégalais Amadou Lamine Sall.

Etiquettes : Sénégal, français, wolof, Mali, Burkina Faso, Amadou Lamine Fall, Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko,

Au Sénégal, faut-il remplacer le français par le Wolof? Le débat a été relancé par ce célèbre poète sénégalais, Amadou Lamine Sall. Surnommé « la plume d’or de la poésie africaine », il évoque la possibilité de faire du wolof la langue officielle du pays. Cette question, elle se pose depuis l’indépendance. Elle se pose depuis Senghor.

Uniquement maîtrisé par un tiers des Sénégalais-es, le français, langue officielle du pays, s’est progressivement laissé distancer par le wolof et beaucoup veulent qu’il soir relégué au second plan au profit de la langue locale la plus parlée.

« Vous avez vu comment les gens se positionnent ici par rapport au français? Le français est la langue officielle, mais les gens parlent wolof, même dans les bureaux, même dans l’administration », affirme Lamine Sall. « Quand vous venez au Sénégal, dans la rue partout, on vou parle wolof. Et d’ailleurs, on n’écrit même plus maintenant en français aussi bien sur les panneaux publicitaires que sur les plateaux télé ou les réseaux sociaux ».

Cependant, le lauréat 2023 du Grand Prix du Festival de la poésie africaine affirme que cela ne devrait pas constituer un sujet prioritaire pour le « gouvernemet de rupture » de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

« Il faut arrêter le populisme. Il faut arrêter les slogans creux alors que rien ne réussit dans le pays », souligne Lamine Sall.

Lors d’une conférence prganisée en mars 2023, Abdourrahmane Diouf, ministre sénégalais de l’enseignement supérieur, alors candidat à la présidentielle, avait affirmé: « Si demain il y avait un référendum et u’on dise « la langue officielle du Sénégall, c’est le Wolof », les intellectuels d’aujourd’hui seront devenus des analphabètes. Cette minorité intellectuelle francophone n’a aucun intérêt à poser un débat qui a déposséderait de son rôle de l’élite ».

Au Mali et au Burkina Faso, le français n’est plus qu’une « langue de travail ». Il a perdu son stattu de langue officielle pour laisser la place aux langues nationales.

Source : Aljazeera

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