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Ancien responsable du PP marié à une espionne marocaine

Tags : Maroc, Espagne, Gustavo de Aristegui, Nadia Jalfi, DGED, services secrets,

Gustavo de Arístegui est un ancien responsable du Parti Populaire et ancien diplomate espagnol. En octobre 2010, il a épousé Nadia Jalfi. Selon les courriers confidentiels de la DGED, les services secrets marocains, elle travaillait pour Mourad El Ghoul, directeur du cabinet de Yassine Mansouri, avec lequel elle entretenait une relation sentimentale.

Sous couvert « d’attachée de presse », Jalfi a continué à travailler pour les espions marocains au moins un an après son mariage avec Aristegui. Elle avait un rôle très actif dans les activités organisées par la DGED : organisation des voyages au Sahara Occidental et contact avec des bureaux de conseil en Italie (Open Gate Italie et RETI spa). Elle figure aussi parmi les contacts de la DGED chargés de la « médiatisation » de la propagande marocaine à l’instar des publications visant à faire passer le Front Polisario pour un mouvement terroriste.

ARTICLE DE PRESSE SUR LA COLLABORATION DE NADIA JALFI AVEC LA DGED

L’épouse de De Arístegui a collaboré avec les services secrets marocains

Le ‘Wikileaks marocain’ révèle 150 e-mails dans lesquels il tentait principalement de défendre la souveraineté du Maroc sur le Sahara.

Nadia Jalfi, épouse de l’ancien député populaire et actuel ambassadeur d’Espagne en Inde, Gustavo de Arístegui, a collaboré entre 2008 et 2011 avec les services secrets marocains, selon le profil anonyme qui depuis le 2 octobre dernier a diffusé des centaines de courriels sur Twitter électronique confidentiel messages de la diplomatie marocaine comme un nouveau Wikileaks, selon El Mundo.

Jalfi, qui après deux ans de relation a épousé Arístegui en octobre 2010, alors porte-parole des affaires étrangères du groupe populaire au Congrès des députés, a échangé 150 e-mails au cours de ces trois années avec Mourad el Ghoul, directeur de cabinet du directeur général Direction des études et de la documentation (DGED) des services secrets marocains, et dans certains d’entre eux, il a collaboré à des questions aussi épineuses que la souveraineté historique du Maroc sur le Sahara.

Elle a oeuvré pour la souveraineté marocaine sur le Sahara

Le diplomate et cinéaste espagnol « nous propose de capter en images, de manière pertinente, la souveraineté historique du Maroc sur le Sahara. Il affirme détenir des documents inédits à ce sujet. Il n’est pas nécessaire d’expliquer le bénéfice que nous pourrions retirer d’un projet de cette nature », détaille-t-il même dans l’un de ces e-mails après un voyage à Madrid.

Le sujet du Sahara occupe une grande partie des mails de Jalfi. En 2008, il envoie un courriel à El Ghoul pour approbation et pour permettre sa publication par l’agence de presse officielle (MAP) dans lequel il relate la visite à Rabat du président de La Rioja, Pedro Sanz, dans laquelle l’Espagnol déclare que « la solution la plus logique et la seule viable pour résoudre le conflit du Sahara est une large autonomie » comme celle proposée par le Maroc.

Cette année-là, une journaliste italienne du magazine ‘Tempi’ lui écrivait en l’assurant qu’elle allait publier un reportage promis de trois pages sur les anciens membres du Polisario qui avaient rejoint le Maroc après leurs mauvaises expériences dans les camps de réfugiés.

En décembre 2010, El Ghoul écrit à Jalfi que l’américain Fox News a finalement mis en ligne l’article « sur les liens entre le Polisario et Al-Qaïda au Maghreb islamique » et lui demande de le diffuser « au maximum » auprès de tous . ses contacts, malgré le fait qu’un mois plus tôt, le coordinateur antiterroriste du Département d’État, Daniel Benjamin, avait publiquement démenti ce lien.

Dans des déclarations à El Mundo , une amie proche de Nadia Jalfi assure que « certains des e-mails ont été manipulés », bien qu’elle n’explique pas lesquels et où. Selon cette personne, « Nadia avait un emploi intermédiaire dans une agence de communication à Rabat, qui recevait des commandes d’administrations et d’entreprises privées ».

Cette même source ajoute que Jalfi « entretenait une correspondance avec plusieurs clients, mais il ne connaît pas cet El Ghoul » mais qu’il s’occupait essentiellement de questions culturelles, car beaucoup de ses clients souhaitaient « qu’il les aide à promouvoir, à travers la presse européenne, des événements qui ont eu lieu au Maroc, comme le Festival du film de Marrakech ».

Cependant, le contenu des messages, non démenti par Rabat, qui s’est limité à fermer ce compte Twitter, montre clairement la relation étroite de Jalfi avec la DGED, et qu’elle est allée au-delà des aspects culturels.

La Republica, 03/02/2015

#Maroc #DGED #Espagne #Italie #Nadia_Jalfi

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