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Le pétrole face au nucléaire iranien !

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Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse mercredi, toujours poussés par la possibilité d’une réduction de la production des membres de l’Opep+, quand le gaz reste à des niveaux très élevés en raison des suspensions d’approvisionnement russe à venir. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, pour livraison en octobre, prenait 1,03% à 101,25 dollars, renouant avec des prix à trois chiffres. Les baisses de production de l’OPEP+, évoquées par l’Arabie saoudite, ne semblent pas imminentes et devraient coïncider avec un retour de l’Iran sur les marchés pétroliers en cas de relance de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, ont déclaré mardi 23 août, neuf sources de l’organisation à Reuters.

Le ministre saoudien du pétrole, le prince Abdulaziz bin Salman, a déclaré lundi à l’agence Bloomberg, que l’extrême volatilité et le manque de liquidités sur le marché à terme ne reflètent pas les fondamentaux qui montrent encore des signes de tension physique, faisant planer la menace de réductions potentielles de la production de l’OPEP+ qui pourraient intervenir à tout moment. Mardi, les Etats-Unis ont indiqué que l’Iran avait fait des concessions sur des points clés, ravivant les espoirs d’un retour à l’accord sur le nucléaire de 2015, même s’ils n’ont toujours pas donné leur réponse formelle aux propositions iraniennes.

Une issue positive entraînerait la levée des sanctions américaines contre l’Iran et permettrait son retour à pleine capacité d’exportation sur le marché du pétrole. PMV Energy estime que l’Iran pourrait ainsi ramener jusqu’à 1 million de barils par jour sur le marché. Néanmoins, avec un repli d’environ 25% depuis les plus hauts de juin, beaucoup de mauvaises nouvelles semblent déjà avoir été intégrées dans les prix.

«Le prix du baril WTI rebondit depuis son sommet d’octobre 2018 et pourrait revenir tester son ancien support à environ 92$ qu’il a enfoncé au début du mois. Un rebond au-dessus de ce seuil serait de bon augure pour le prix du baril et invaliderait les perspectives baissières de fond. Une poursuite de la hausse jusqu’à 100$ serait alors à prévoir », rapporte le « Daily FX ».

A long terme, le prix du baril a peu de chances de retrouver ses niveaux pré-covid en raison du manque d’investissements des pétrolières pour différentes raisons, dont ESG. Le WTI pourrait osciller la plupart du temps entre 100$ et 60$ selon les perspectives de l’offre et de la demande, selon le média.

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