Algérie : Des dossiers politiques qui attendent le nouveau président

L’élection de Abdelmadjid Tebboune à la tête de la magistrature suprême n’a, semble-t-il, surpris personne dans la mesure où il a pratiquement opté pour un programme identique à celui de 2017, alors Premier ministre.

Abdelmadjid Tebboune avait, faut-il le rappeler, prôné la séparation de l’argent de la politique, ce qui lui valu son limogeage précoce du Premier ministère.

Un projet qu’il compte réaliser maintenant que nombreux de ceux qui présentaient l’ancien système (Issaba) sont poursuivis en justice, et d’autres sont derrière les barreaux à la prison de El Harrach.

Ce phénomène qui a pris de l’ampleur sous Bouteflika et gangréné tous les secteurs, impose au futur président de ne ménager aucun effort pour l’éradiquer.

En effet, Abdelmadjid Tebboune aura du pain sur la planche, lui qui devrait d’ores et déjà s’attaquer à plusieurs chantiers, entre autres revoir les instances héritées de l’ancien système, dont des politiques et observateurs soutiennent que celles-ci sont le résultat de la corruption et l’argent sale, à savoir notamment les deux chambres du Parlement et les collectivités locales.

De l’avis des observateurs, Tebboune aura comme priorité politique de dissoudre l’APN et de convoquer des législatives anticipées devant déboucher sur l’élection de parlementaires plutôt propres et intègres.

Il serait inacceptable d’entamer une nouvelle phase tout en maintenant en place un parlement qui est impliqué avec la Issaba dans la propagation de la corruption tant au plan politique que législatif.

Le nouveau locataire du Palais de El Mouradia aura également à former dans les prochains jours un gouvernement de technocrates, et ne plus rappeler ceux qui sont impliqués dans les échecs cuisants qu’a connus le pays à plusieurs niveaux.

Mais la propriété des priorités demeure la refonte globale de la Constitution, dépouillée de sa substance et sa sacralité sous l’ère de la Issaba, combler les lacunes et les vides juridiques, consacrer plus de libertés démocratiques ainsi que la séparation des pouvoir comme…

Un texte qui doit être respecté et ne doit absolument pas être révisé constamment, sachant que l’ancien président -poussé à la démission sous la pression de la rue- l’a fait à trois reprises (2008, 2012 et 2016).

En outre, le nouveau président de la République aura à choisir son entourage de sorte d’éviter le scénario de l’ancien président, dont la plupart des chefs de partis qui l’ont soutenu se trouvent aujourd’hui sous les verrous…

Echouroukonline, 14 déc 2019

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