Cameroun : un poste militaire attaqué par Boko Haram sans faire de victimes

– Du matériel et des équipements militaires ont été emportés par les assaillants.

AA / Yaoundé / Peter Kum

Des combattants du groupe terroriste Boko Haram ont attaqué un poste militaire dans un village camerounais proche du Nigéria, dans l’Extrême-Nord, sans faire de victime, ont rapporté à Anadolu, dimanche, des sources sécuritaires.

« Un groupe d’hommes armés a attaqué samedi soir vers 20H30 (heure locale) le poste avancé de la Force Mixte de Gadadja-Wambashe, ouvrant le feu et obligeant les soldats à battre en retraite », a indiqué à Anadolu le commandant du secteur 1 de la Force mixte multinationale (FMM), le Général de brigade Bouba Dobekréo.

« Le poste militaire a été saccagé et incendié. Du matériel et des équipements militaires ont été emportés par les assaillants. Heureusement aucun soldat n’a été blessé dans l’attaque car il n’y avait personne dans le bâtiment à ce moment-là», a-t-il ajouté.

Le Général Bouba souligne qu’avant d’atteindre le poste militaire, les assaillants ont réussi à franchir les profondes tranchées creusées par l’armée pour protéger cette base militaire, frappée à de nombreuses reprises par des attaques de Boko Haram au cours des dernières années.

« Grace aux drones, nous avons observé que les terroristes se dirigeaient vers ce poste militaire, donc, nos hommes étaient en alerte », a-t-il précisé.

D’après l’officier camerounais, l’idée des terroristes était à la fois de faire beaucoup de victimes parmi les militaires et de s’emparer des armes pour pouvoir renforcer leur arsenal de guerre.

Depuis le déploiement en 2015 de la Force multinationale mixte (FMM) constituée par les armées du Cameroun, du Niger, du Nigeria et du Tchad, la coalition a sérieusement réduit les capacités militaires de Boko Haram qui, depuis lors, opère davantage par attentats suicides, notamment contre la population civile.

Les attaques et les recrutements de Boko Haram ont principalement visé la région du Lac Tchad.

Tirant profit de l’histoire, de la géographie physique et humaine et du dynamisme économique de cet univers lacustre particulier, le groupe terroriste y a trouvé, comme d’autres avant lui, à la fois un refuge face à la pression des armées de la région et une manne financière.

Anadoulou

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