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Quand Salif Keïta invite le président malien à cesser de courber la tête devant Macron…

Dans une vidéo diffusée en direct sur sa page Facebook, l’icône de la musique mandingue, Salif Keïta, a reproché jeudi au président malien Ibrahim Boubakar Keïta, (plus connu sous ses initiales IBK) d’arrêter de se soumettre honteusement au président français Emmanuel Macron, beaucoup plus jeune que lui. Indigné de la précarité sécuritaire de son pays, où le terrorisme toujours grandissant a récemment coûté la vie à 49 militaires, le chanteur a décidé de s’adresser au chef d’État du Mali, pour lui faire part de son ras-le-bol.

Dans une vidéo postée le 14 novembre dernier et intitulée « Message Urgent : il faut que je parle. Le Mali avant tout », le célèbre artiste mandingue Salif Kéïta n’a pas mâché ses mots à l’endroit d’IBK qu’il surnomme « Koro » (grand-frère en Bambara, langue locale).

« Koro, si tu as peur de dire la vérité à la France, si tu ne peux pas gérer ce pays, quitte le pouvoir, celui qui n’a pas peur le prendra », lance-t-il au président malien. « Tu passes ton temps à te soumettre à ce petit Emmanuel Macron, c’est un gamin. Koro ne sais-tu pas que c’est la France qui finance nos ennemis (djihadistes) contre nos enfants ? » Selon lui, « les Maliens sont fatigués, les Maliens sont pauvres à cause de cette guerre qui ne finit jamais ».

Le chanteur a toutefois insisté sur le fait qu’il n’a pas de problème avec IBK et son régime, mais tout ce qu’il attend du président, c’est de dire la vérité au gouvernement français. Durant les présidentielles malienne de 2018, l’artiste avait soutenu Soumaïla Cissé qui était l’opposant direct du président actuel.

Le camp de l’armée malienne dans le village d’Indelimane, situé entre Ménaka et Ansogo, a été visé le 1er novembre par des terroristes ce qui a entraîné la mort de près d’une cinquantaine de soldats et d’un civil.

Cet unième attaque terroriste a conduit beaucoup de Maliens dont Salif Kéïta, à commencer s’interroger sur l’utilité de la présence des forces étrangères (françaises et onusienne) dans la région du Sahel, qui peinent toujours à venir à bout de l’hydre djihadiste.

Awa TRAORÉ

Source: NegroNews

Tags : Mali, France, Salif Keita, terrorisme, sahel,

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