La position du Maroc dans le conflit syrien se retourne contre lui à New York (vidéo)

Pour la deuxième fois le syrien Bachar Jaafari est élu rapporteur du Comité de Décolonisation connu sous le nom de « Comité des 24 ».

Dans son allocution, celui qui est aussi le représentant permanent de le Syrie auprès des Nations Unies, a souligné la nécessité de mettre fin au colonialisme dans le monde et d’octroyer le droit à l’autodétermination à tous les peuples.

Jaafari a dit que le comité avait contribué à l’octroi de l’autodétermination à des dizaines de peuples qui étaient sous le colonialisme, qui avaient profité ensuite de l’application de l’autodétermination et qui étaient devenus des pays membres de l’ONU.

Il a ajouté qu’il y avait une différence entre la Société des nations qui avait légalisé la guerre et le colonialisme et la Charte de l’ONU qui avait rejeté la légalisation de la guerre et qui avait créé un comité de décolonisation.
Jaafari a précisé que le comité doit redoubler ses efforts pour mettre fin au colonialisme dans le monde.

Au début de l’agression de l’OTAN contre la Syrie, le Maroc en tant que membre non permanent du Conseil de Sécurité, a mené, sous l’égide la France, une intense campagne contre le régime de Bachar Al Assad. Pendant les débats sur la situation en Syrie, Saadeddine El Othmani, qui était à la tête de la diplomatie marocaine à l’épooque, a condamné ce qu’il a qualifié de « violations des droits de l’homme contre la population civile syrienne ».

Jaafari lui a répondu précisant que « la fermeture des certaines ambassades n’a pas permis ses capitales de voir ce qui se passe à Damas. Par conséquent, je ne reproche pas au ministre marocain ce qu’il dit parce que je n’ai pas envie d’ouvrir les blessures de certains, mais je l’invite à rectifier les relations du Maroc avec ses voisins et répondre les revendications de réformes du peuple marocain à leur tête l’annulation des pratiques monarchiques dépassées par le temps et qui oblige à chaque marocain de se prossterner devant le roi et lui baiser la main. Et puis, qu’est-ce qu’il a à dire sur la question du Sahara Occidental ? Voulez-vous qu’on en parle ? Il y a un peuple au Sahara Occidental qui revendique ses droits » (voir vidéo).

Si le Makhzen misait sur la fin du régime de Bachar Al Assad, ses calculs sont tombés à l’eau. Aujourd’hui, le Maroc paie le prix de sa diplomatie boiteuse à la 4ème Commission où Bachar Jaafari mettra tout son poids pour se venger des marocains. Au Comité des 24, la France ne saura pas voler à son secours.