Terrorisme et droits de l’homme

L’Afrique s’attaque à la problématique des droits de l’homme adaptée à la stratégie de lutte contre le terrorisme.

La démarche, initiée par le Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (Caert), est une opportunité pour à la fois barrer la route à toutes les formes de manipulation et définir un plan d’action pour combattre la radicalisation et l’extrémisme violent dans un continent qui en souffre le plus. Il convient effectivement de relever que l’Afrique constitue une cible de choix du terrorisme qui a fait des victimes plus qu’ailleurs, notamment en Europe, et sévi plus durement au Sahel, en Libye, en Somalie et dans l’Afrique subsaharienne.

Cette réalité intrinsèque lui confère un rôle pionnier et un engagement de tous les instants qui se sont traduits par la reconnaissance de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques décernant, en novembre 2017, le prix La Haye au Caert institué conformément aux dispositions du plan d’action de l’Union africaine (UA). Qui mieux que l’Afrique et, plus particulièrement l’Algérie, connaît le prix de l’agression terroriste négatrice des valeurs humaines et érigée en arme de déstabilisation par les tenants de la vision à double vitesse ?

Au sortir de son combat victorieux, la Citadelle imprenable a légué une expérience de lutte bénie par la communauté internationale pour son savoir-faire et son efficacité en matière de déradicalisation. Le modèle algérien s’appuie fondamentalement sur le processus de réconciliation porteur des vertus de la cohésion sociale, de la tolérance et de la paix civile largement accomplie.

Il exprime la quintessence du «vivre-ensemble en paix», cautionné par l’ONU instituant une journée internationale fixée au 16 mai. Le vivre-ensemble à l’algérienne consacre, dans toute sa plénitude, la culture du partage et les droits de l’homme concrètement assumés par l’Algérie des droits sociaux, culturels et identitaires.

Au cœur de la problématique des droits de l’homme, il est indéniable que le retour à la stabilité participe au développement intégré pour la satisfaction des besoins essentiels des citoyens.

A Alger, qui abrite les travaux de la 12e réunion des points focaux du Caert, rassemblant les représentants des Etats membres de l’UA et marquée par la présence du haut commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, le partenariat africain autorise à un échange des expériences pour faire front à la menace terroriste et s’engager dans la déradicalisation.

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